Indre-et-Loire

[Faut y aller] Cet été, 13 artistes s’installent dans des lieux historiques de Touraine

Aux châteaux de Gizeux et Azay-le-Rideau mais aussi au Domaine de Candé.

Depuis 2013, l’historienne de l’art Anne-Laure Chamboissier a créé Champrojets qui développe notamment des expositions d’art contemporain. Pour cette saison 2021, pas moins de 13 événements se déploient en Indre-et-Loire, avec autant de propositions artistiques dans des lieux emblématiques ou historiques du département. Il ne s’agit pas simplement d’accrochage, de poser les œuvres dans les châteaux ou autres sites… Mais d’habiter le lieu, comme le souligne le titre du programme. C’est-à-dire d’imaginer des œuvres qui font écho à son passé, son ambiance…

Pa exemple, Guillaume Constantin prend ses quartiers au Château de Gizeux jusqu’au 25 juillet. Il y a reproduit des cartes du milieu du XVIIe siècle avant d’y tracer des nuages de sentiments. A cela s’ajoutent des impressions en 2D et 3D au fil des salles du monument, et même des portraits en forme… de sweats.

A Chançay, près d’Amboise, Charles le Hyaric ressort une création en céramique de 2014 dans le parc du Château de Valmer. « Évoquant la forme d’un menhir, la sculpture dressée à la verticale habite l’espace comme un spectre qui fixe l’horizon. La pièce est revêtue entièrement d’une peau de céramique composée de multiples fragments aux formes organiques, ondulantes. L’œuvre parait vivante » lit-on dans la présentation de l’installation.

A l’écomusée de Savigny-en-Véron, c’est le travail étonnant de Florent Lamouroux qui se déploie le long des grillages. Au cours d’une balade au bord de l’eau, il a trouvé une balise routière abandonnée parmi d’autres déchets et il a contacté l’entreprise de plasturgie PVL pour la transformer. Broyée, refondue, elle a la forme de sculptures filaires.

La nature également présente au Domaine de Candé à Monts avec Le chant des abeilles, production sonore d’Eric Mézau qui nous invite à découvrir le bruit des insectes, « à mieux écouter les chuchotements du monde et à porter une plus grande attention à tout ce qui nous entoure. Les abeilles émettent en effet un bourdonnement différent selon l’état de santé dans lequel se trouve la ruche ; si la reine meurt, le bourdonnement est agité et plaintif ; si la colonie d’abeilles est en plein développement, avec ses butineuses aux champs fleuris et ses ouvrières occupées à dorloter les « abeillauds », leur chant bourdonnant est mélodique et doux à l’oreille. »

Enfin si vous allez au château d’Azay-le-Rideau vous verrez le travail d’Anne-Laure Sacriste, inspiré de ses différents séjours au Japon. Dans la chapelle, à l’extérieur et dans le parc, l’artiste a déposé une plaque de cuivre à quelques centimètres du sol pour éclairer les murs en reflétant la lumière du soleil faisant apparaître sur le cuivre devenu miroir les voûtes arc-boutants du plafond. Dans l’espace de la Garde Robe à l’intérieur du château, une tapisserie au motif de William Morris est présentée sur une structure portante, comme celle utilisée au Japon pour mettre en valeur un Kimono.

L’ensemble des projets et les infos pratiques sont à découvrir via ce lien.