Indre-et-Loire

[Ils l’ouvrent] Malaise de salariés dans une association sociale à Truyes

Il y a eu une grève toute la semaine.

Ce samedi 8 mai, le syndicat Sud appelle à un rassemblement de soutien aux équipes de l’association Arc-en-Ciel de Truyes. Il aura lieu à midi Route de Cigogné.

Depuis ce lundi 3 mai, la structure sociale tourangelle est concernée par un mouvement de grève bien suivi et ce « suite à des accusations fallacieuses et calomnieuses reprises par la direction » envers une dizaine de personnes qui travaillent sur place, selon le texte d’un communiqué transmis à la rédaction. En cause : des contrats non-renouvelés et des convocations pour des entretiens disciplinaires.

En fait le personnel mobilisé dénonce une situation dégradée depuis qu’Arc-en-Ciel est gérée par la Fondation Perce Neige « dont le siège est à Levallois-Perret (92), bien loin de la réalité du terrain. » Ce rapprochement a eu lieu en 2019.

Des conditions de travail « insupportables » sont évoquées : « En 18 mois la quasi totalité d’un service a été évincée avec des modes de pression poussant le personnel à démissionner, à demander des ruptures conventionnelles, à être en incapacité de travail. Vague de licenciements, turn over important des équipes et management basé sur la division sont synonymes de maltraitance institutionnelle » lit-on encore.

Pour rappel, Arc en Ciel est une association créée en 1990 qui vient notamment en aide aux familles ayant des enfants polyhandicapés. Il y a 80 places Là, les équipes mobilisées réclament l’arrêt des pressions et des glissements de tâches, des effectifs en nombre suffisant et la fin de la précarité.

De son côté, la Fondation Perce-Neige explique que "il y a 15 jours la direction a reçu plusieurs courriers évoquant des faits graves survenus au sein de l'établissement, pouvant mettre en péril la sécurité des résidents" sans préciser de quoi il s'agit exactement. 6 procédures disciplinaires ont été engagées "comme cela doit systématiquement être le cas" indique le texte. Objectif : vérifier la réalité des faits, écouter les explications des personnes mises en cause et prendre des décisions pouvant aller de l'abandon des poursuites aux sanctions.

Concernant les conditions de travail et les effectifs, la Fondation Perce-Neige rappelle qu'elle applique la Convention Collective Nationale de 1966. 4 postes ont été créés en moins de deux ans, insiste-t-elle.