Indre-et-Loire

[Vidéo du jour] La lutte contre le gel vue d’en haut à Saint-Nicolas-de-Bourgueil

De belles images du vignoble.

Ce mardi c’est encore un jour d’angoisse pour les vignerons et d’autres professionnels de la terre d’Indre-et-Loire (on pense par exemple aux arboriculteurs). Avec des températures annoncées en dessous de zéro au lever du jour hors des agglomérations, le risque est clair : que les premiers rayons du soleil grillent les bourgeons et anéantissent toute une récolte en quelques heures. Un scénario qui se répète beaucoup ces dernières années, en particulier depuis 2016. Depuis le début du mois d’avril c’est déjà le 6e jour d’alerte dans les exploitations.

Pour tenter de sauver leurs cultures, les viticulteurs ont plusieurs possibilités à leur disposition, plusieurs techniques pour réchauffer l’air ou protéger la plante. Cela va du brassage de l’air avec un hélicoptère à l’aspersion en passant par les tours antigel (au moins 360 dans la région) et l’allumage de bougies. Des pratiques plus ou moins efficaces, plus ou moins coûteuses, plus ou moins polluantes aussi. Mais c’est la seule solution pour éviter une année blanche économiquement, d’autant plus en période de crise sanitaire où les revenus des caves ont tendance à s’amenuiser (fermeture des restaurants et des bars, notamment).

Dégâts importants dans certaines exploitations

Afin de documenter cette mobilisation aux côtés de la vigne, un Tourangeau publie 5 minutes de vidéo filmées au-dessus de Saint-Nicolas-de-Bourgueil entre le 6 et le 9 avril. 4 journées de stress qui commencent en plein milieu d ela nuit et qui se terminent seulement en milieu de matinée. A l’aide d’images aériennes, sur fond de musique de blockbuster américain, Anthony Pantaléon nous montre une bataille contre un ennemi invisible... On sait que c’est dur mais on admire les plans de ce bout de Touraine verdoyant sous un ciel bleu azur.

 

Comme l’écrit le vigneron bourgueillois, la fin est plutôt heureuse pour cette partie de l’Indre-et-Loire. Les pertes semblent limitées. C’est loin d’être le cas partout, Montlouis et Vouvray ayant été très touchés (certaines parcelles complètement ravagées, d’autres au moins à 50%). Il faudra du temps pour chiffrer précisément les pertes, d’autant plus que le gel peut encore sévir pendant près d’un mois jusqu’aux Saints de Glace des 11, 12 et 13 mai (en général après on est tranquille). Face à la détresse des agriculteurs, le gouvernement a promis des aides financières via le disposiitf d’indemnisation des calamités agricoles. Leur montant n’est pas encore connu.