Indre-et-Loire

Ce qu’on sait sur le futur centre d’accueil pour demandeurs d’asile à Amboise

Ouverture cet été.

C’est un projet dont on entend parler depuis plusieurs semaines, qu’on avait abordé sur Info Tours et qui est désormais officiellement validé par les services de l’Etat. La ville d’Amboise accueillera dans quelques mois un centre d’accueil pour demandeurs d’asile, un site comme il en existe déjà à Tours, Joué, Chinon ainsi qu’à Saint-Pierre-des-Corps par exemple (CADA à Joué, hébergement d’urgence dans les autres communes). Notre département est plutôt sous doté avec 1 place pour 2 350 habitants contre une pour 1 175 habitants au niveau national. Le projet s’inscrit donc dans le cadre d’un plan de l’Etat pour créer 3 000 places d’hébergement dans toute la France et 250 dans la région Centre-Val de Loire afin de combler les manques.

Ce nouveau venu sur la carte des CADA tourangeaux devrait accueillir ses premiers pensionnaires dans le courant de l’été 2021, au cœur du quartier du Bout des Ponts. En fait c’est l’ancienne gendarmerie d’Amboise composée de deux bâtiments rénovés qui va être transformée en appartements pour des familles ou des personnes isolées. La construction est située tout près du centre-ville. Au total 90 places seront disponibles (22 pour les familles, 23 places pour les personnes isolées, 35 modulables et 10 à définir), soit quasiment le tiers des nouveaux lits créés pour les réfugiés dans la région. A noter que l’Indre-et-Loire dispose actuellement d’une capacité d’hébergement de 680 exilés, le département passera à 770.

« Chaque logement permettra à toutes les personnes isolées de bénéficier d’un espace privatif et sera équipé en mobilier (lits, buffet, tables, chaises, rangements …) et en électroménager (four, plaque, réfrigérateurs et lave-linge) » indique la préfecture.

C’est la Croix-Rouge qui assurera la gestion du lieu sachant que la mairie d’Amboise est également partenaire de l’opération. Les personnes accueillies devraient venir de pays comme l’Irak ou la Syrie. Cet hébergement leur est proposé le temps de l’examen de leurs dossiers en vue d’obtenir un titre de séjour. En plus du logement, les demandeurs d’asile bénéficieront de cours de français ou de soutien médical. Il y aura un service d’aide aux devoirs pour les enfants. Une demi-douzaine de personnes devraient travailler sur place (des recrutements sont en cours).

L’Etat se chargera du financement (estimé à 19€50 par jour et par personne présente). La Croix Rouge recevra une subvention de 650 000€ annuelle et de son côté elle va investir 120 000€.