Indre-et-Loire

Covid-19 en Touraine : plus de cas détectés cette semaine

En attendant l’accélération de la vaccination.

Cette semaine l’hôpital de Tours a annoncé la déprogrammation de 20% de ses opérations et le retour du Plan Blanc pour faire face à l’afflux de malades Covid. Selon les derniers chiffres de l’Agence Régionale de Santé, 88 personnes originaires d’Indre-et-Loire sont actuellement soignées dans des services de médecine du département et on en compte en prime 42 en réanimation, un taux élevé par rapport aux dernières semaines (143 malades sont en soins intensifs sur l’ensemble du Centre-Val de Loire).

Dans la population générale aussi la pression du virus semble accentuée, à en croire les chiffres : 1 275 cas détectés après 16 722 tests pratiqués du 2 au 8 mars en Touraine, soit 7,6% de résultats positifs. Seul le Loir-et-Cher (7,9%) et l’Eure-et-Loir (9%) ont des chiffres plus élevés à l’échelle régionale.

Logiquement, le taux d’incidence qui mesure la pénétration de la maladie dans la population progresse : 210 cas pour 100 000 habitants sur l’Indre-et-Loire et même 224 pour le territoire de Tours Métropole quand il est de 135 dans l’agglo orléanaise à la taille comparable.

A noter que depuis le début de la 2e vague en septembre 2020, 257 personnes Covid-positives sont mortes à l’hôpital en Touraine et 236 en établissement d’accueil. Ce second chiffre est relativement stable… faut-il y voir un effet de la vaccination dans les EHPAD où plus de 60% des résidents du département ont désormais reçu deux injections ? Au total, 91 000 personnes du Centre-Val de Loire ont terminé leur parcours vaccinal alors que les pharmacies s’apprêtent à rejoindre la liste des lieux où l’on peut se faire piquer. Théoriquement à partir de ce lundi 15 mars mais en réalité cela devrait plutôt être en fin de semaine prochaine le temps que les doses arrivent et que les officines prennent des rendez-vous avec leurs clients concernés (des personnes à risques dont l’âge est compris entre 50 et 74 ans). La quasi-totalité des pharmacies tourangelles devrait participer à l’effort et recevront au moins un flacon d’AstraZeneca avec 10 doses.

Toujours à propos de cette campagne de vaccination, le sujet chaud de la semaine c’était la rémunération des professionnels libéraux qui travaillent en centre grand public. Après avoir menacé de stopper les injections faute de salaire, les deux infirmières qui gèrent le centre d’Amboise ont fini par signer un accord avec l’ARS.