Indre-et-Loire

[#RE-MIAM] Dîner avec vue sur Loire et plaisirs du poisson à Bréhémont

On est retourné manger à La Cabane à Matelots.

Sur Info Tours, la rubrique [#MIAM] vous tient au courant de l’actualité gastronomique et via la rubrique [#RE-MIAM] on vous propose une nouvelle critique d’un restaurant déjà visité pour voir si c’est toujours aussi bon... Evidemment, on paie l’addition.

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Les pêcheurs professionnels de Loire ne sont pas nombreux mais suffisamment efficaces pour nous offrir quelques trésors. Il faut s’éloigner un peu de Tours pour goûter ceux issus des bateaux de Romain Gadais, basé à Bréhémont (prenez l’A85 jusqu’à Langeais, traversez la Loire sur le grand pont de la ville, tournez à droite et vous arriverez chez lui). Pour la 3e année consécutive, il ouvre un restaurant au bord du fleuve royal et en cette année 2020 il prolonge les réjouissances au-delà de l’été avec des déjeuners et dîners à déguster tous les week-ends jusqu’à fin décembre. Une occasion d’y retourner pour un repas du soir après une première visite en plein jour en 2018.

Quand on arrive sur les lieux, on est forcément saisi par le calme (une route peu passante, un village paisible). En fin de journée, le soleil se rapproche progressivement de l’eau, la lumière est splendide. A l’intérieur aussi on craque pour le décor : une maison encore dans son jus (papier-peint imparfait, parquet patiné) joliment mise en valeur avec des tables réparties dans les différentes pièces (la table de deux au bout du couloir est un must avec sa fenêtre vue plongeante sur la Loire). La lumière est tamisée, le mobilier bigarré. Et les couverts couleur cuivre, superbes !

Et dans l’assiette ? Comptez 35 à 40€ pour un trio entrée-plat-dessert, 50€ pour un menu carte blanche en 6 services ou 65€ si vous optez pour l’accord mets et vins (des prix particulièrement raisonnables pour un dîner, au vu de la prestation proposée). Après un gaspaccho de tomate joliment épicé, on commence le repas par Le Gardon fumé à chaud, oeuf parfait, velours de carotte à la menthe, huile de céleri. Des saveurs originales pour une entrée toute douce.

Le plat de résistance est un modèle du genre : un silure cuit à la perfection, sur du marc de cabernet-franc. Dans l’assiette également : beurre rouge au vin d’Azay-le-Rideau et betteraves... des betteraves chaudes, et c’est assez rare pour être souligné. Rouges et jaunes, elles sont excellentes. Tout comme le pain, chaud et dense. En fin de repas le dessert est un poil moins convaincant (chèvre de Villandry et prunes en plusieurs textures) mais créatif. On est ici dans une adresse qui revendique son amour des produits locaux en les mettant en valeur. La carte change toutes les semaines au gré de la pêche et des récoltes...