Indre-et-Loire

[En forme] Les Jeux Olympiques 2024 ça va aussi se passer en Touraine

En particulier à Avoine.

Tours c’est 200km de Paris, 250 si l’on pousse jusque dans le Chinonais. Ça se fait très bien en train, ou en bus. Manifestement c’est ce que pensent les organisateurs des Jeux Olympiques de 2024. En examinant les candidatures des villes prêtes à recevoir des athlètes pour leur préparation sportive, ils ont sélectionné la Communauté de Communes Chinon Vienne et Loire et plus précisément la ville d’Avoine qui dispose d’un club de gymnastique de très haut niveau (sa jeune espoir Chloé Pontlevoy était pressentie pour disputer les JO de Tokyo cette année, avant sa blessure et leur report à 2021).

Avoine figure donc dans la liste des communes qui ont des équipements sportifs dignes d’une préparation olympique. Une belle récompense pour le travail effectué sur place d’autant que c’est le seul site d’Indre-et-Loire retenu. Et pas seulement pour la gym mais aussi pour le football. En revanche pas le judo, sport pour lequel un dossier avait également été déposé.

L'absence remarquée de Tours

Il reste encore 4 ans avant les Jeux donc c’est trop tôt pour savoir précisément si des délégations étrangères viendront effectivement se préparer à Avoine, et qui fera le choix du Chinonais. Mais ce qui est sûr c’est que ce sera un bonus notoriété, et ce avant même le lancement des compétitions (qui auront quasiment toutes lieu en région parisienne, même si des candidatures avaient aussi été déposées en Centre-Val de Loire).

En France, un peu plus de 600 villes ont obtenu le label Paris 2024… Par exemple on en trouve 1 dans le Loir-et-Cher (Salbris, pour le tennis de table) et 6 dans le Loiret dont Orléans qui décroche la timbale avec la possibilité de recevoir délégations de basket, foot, judo, haltérophilie, escrime… Et même de volley. De son côté, Tours fait chou blanc malgré une labellisation Terres de Jeux 2024, une distinction montrant le dynamisme de la ville à relayer l’événement pour promouvoir le sport. Pendant un temps, la mairie avait pourtant avancé ses pions afin de faire du palais des Sports une base arrière de volley. On évoquait également la possibilité de faire venir une équipe de rugby à 7. Et pourquoi pas du foot, car les installations de la Vallée du Cher avait reçu la République Tchèque au cours de l’Euro 2016 qui se déroulait dans l’hexagone. Ça avait alors fait plaisir aux fans qui avaient pu notamment assister à un entraînement public.

La capitale tourangelle n’a donc pas été retenue, peut-être en raison de l’incertitude sur le projet de rénovation du Palais des Sports ou parce que le dossier monté par les instances locales n’était pas assez convaincant. La mairie ne renonce pourtant pas à des événements d’envergure internationale puisqu’elle espère faire venir une équipe étrangère pendant la Coupe du Monde de rugby en 2023. Espérons plus de succès pour ce projet que pour les JO…