Indre-et-Loire

Trois ans en Touraine et puis s’en va : la préfète mutée dans l’Oise

Corinne Orzechowski quitte le département.

A l’automne 2017, Corinne Orzechowski est arrivée en tant que « première préfète d’Indre-et-Loire », au moment où éclatait la crise Tupperware (fermeture de l’usine de Joué-lès-Tours avec plus de 200 suppressions de postes). Trois ans plus tard, c’est au moment où le site jocondien est racheté par la Métropole avec un projet de revitalisation qu’elle fait ses valises. Coïncidence.

Autre coïncidence, la représentante de l’Etat dans le département est mutée dans l’Oise... département déjà rejoint par son prédécesseur Louis Le Franc après son passage en Touraine (lui s’en va encore un peu plus au nord, dans le Pas de Calais). Souvent appréciée de ses interlocuteurs pour sa franchise ou son humour, Corinne Orzechowski laisse aussi l’image d’une préfète autoritaire, en particulier dans sa gestion du mouvement des Gilets Jaunes en local. On retiendra aussi qu’elle répondait parfois elle-même aux tweets l’attaquant sur les réseaux sociaux, quitte à entrer dans la polémique.

Ce départ était attendu : préfets et préfètes restent rarement plus de deux ans en poste mais entre les élections municipales et la crise du coronavirus - deux gros dossiers à gérer - le bail de Corinne Orzechowski a été un peu prolongé. Parmi les autres dossiers qu’elle a gérés : la sécheresse et les crises agricoles, la lutte contre les violences faites aux femmes ou l’avenir de l’aéroport de Tours. Des points chauds qu’elle transmet à celle qui va lui succéder : Marie Lajus, jusqu’ici en poste dans le département de la Charente. Des mouvements décidés ce mercredi en conseil des ministres, juste avant la trêve estivale pour le gouvernement.

« Je vais quitter l’Indre-et-Loire enrichie de belles expériences même si certaines comptent parmi les plus rudes de ma carrière » écrit la préfète sur le départ dans un message transmis à la presse.