Indre-et-Loire

La préfecture d’Indre-et-Loire craint (encore) un teknival dans le département

C’était déjà le cas la semaine dernière.

Le jeu du chat et de la souris continue avec les fêtards. Pour le week-end du 14 juillet, la préfecture d’Indre-et-Loire redoutait l’installation d’une rave party illégale sur son territoire donc elle avait pris un arrêté pour interdire les grands rassemblements à caractère musical et le transport de matériel de sonorisation dans des camions. Les départements voisins du Loir-et-Cher ou du Loiret avaient pris les mêmes mesures. Pour justifier la décision, les autorités se sont notamment appuyées sur la crise sanitaire, et la crainte de voir une foule rassemblée sans encadrement particulier alors que le nouveau coronavirus rôde toujours.

Finalement, il ne s’est rien passé dans le département… mais un teknival a bien eu lieu dans la Nièvre et un autre en Gironde. Chaque fois avec plusieurs milliers de personnes. Des masques leur ont été distribués, la ministre Marlène Schiappa s’est même rendue en Bourgogne.

Moins d’une semaine plus tard, les services de l’Etat estiment qu’il y a des chances qu’une autre fête d’ampleur tout aussi illégale soit en préparation… et qu’elle pourrait atterrir en Touraine. Depuis le méga teknival de Pernay en 2017 (40 000 personnes, 1 mort sur place et des dégradations), la préfecture fait tout pour empêcher de telles manifestations.

Ce jeudi, un nouvel arrêté a été pris. Comme le précédent, il empêche les grands rassemblements musicaux et le transport de matériel de sono dans des poids lourds de plus de 3,5 tonnes (si vous transportez une chaîne hi fi dans votre Clio, c’est ok). Les restrictions sont valables jusqu’à lundi 20 juillet à 20h. En cas d’infraction, le matériel peut être saisi et confisqué par la justice. C’est d’ailleurs arrivé pour le pont du 14 juillet.