Indre-et-Loire

[En vitrine] Canon ! A Esvres, un hôtel de luxe de 300ha au milieu des arbres

Le restaurant est ouvert au public midi et soir.

[En vitrine] c’est la rubrique d’Info Tours consacrée à l’actualité commerciale en Indre-et-Loire.

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Chambre avec vue forêt : voilà l’argumentaire de Loire Valley Lodges, complexe hôtelier qui ouvre ses portes au cœur de la forêt d’Esvres mercredi 1er juillet. Sur un domaine de 300ha, Anne-Caroline Frey a fait bâtir 18 cottages au milieu des arbres, dont 17 à 4m de hauteur (le 18e est au sol pour faciliter l’accès aux personnes à mobilité réduite).

Parisienne d’origine, la patronne des lieux a longtemps travaillé dans le monde de la publicité et de l’art avant d’avoir de soudaines envies de verdure attisées par de multiples séjours en Touraine (son mari est originaire du coin). « J’ai élevé 7 enfants dont un certain nombre fait maison. Quand les 6 grands sont partis on s’est retrouvés avec le petit dernier de 7 ans qui nous a dit ‘je veux vivre avec les copains à la campagne.’ Je me suis vite sentie mieux ici qu’à Paris. Pas que la douceur de vivre, mais aussi un truc physique. Il y a 4-5 ans j’ai commencé à m’intéresser aux arbres et j’ai fait une formation de sylvothérapie (une thérapie qui part du principe qu’on peut se soigner grâce à l’énergie déployée par les arbres, ndlr). »

Avec le temps qui passe, Anne-Caroline délaisse ses anciennes activités pour se concentrer sur un projet touristique autour d’une vieille ferme qui ne demandait qu’à être retapée :

« J’ai transformé un bassin à canards en piscine et introduit de l’art partout. Il y a un parcours de sculptures dans la forêt et chaque lodge est décoré par un artiste à qui j’ai donné carte blanche avant de chiner des meubles en fonctions de leurs projets. C’est un lieu où l’on vient vivre une expérience, où l’on peut rester 2-3 nuits sans. Ce n’est pas un endroit insolite où l’on séjourne pour cocher la case ‘je l’ai fait’. Je veux que les gens aient l’impression d’être chez eux avec un service haut de gamme et qu’ils comprennent qu’il faut ralentir. »  

Haut de gamme, de fait : la nuit est à 385€. A ce prix, on peut dormir dans un lodge de 55m² dont 25m² de terrasse avec jacuzzi privatif (sauna dans le lodge pour personnes à mobilité réduite). Dessinées par l’architecte tourangelle Isabelle Coulin, les différentes suites sont réparties sur une surface de 5ha au cœur d’un espace forestier de 300ha dans lequel on n’a pas de mal à respecter la distanciation physique en temps de crise sanitaire.

A la nuit tombée, il vous faudra utiliser une lampe de poche pour rejoindre votre lit afin de ne pas trop déranger les animaux. Parmi les artistes impliqués dans le projet, citons le Tourangeau Michel Audiard, Laurent Garreau, Tara ou Aurèle. L’ossature est réalisée en douglas, les planchers en chêne, les murs en châtaigner. Depuis la pièce, on bénéfice d’une vue imprenable sur les branches, les feuilles, les cimes et – potentiellement – les animaux.

« Nous travaillons essentiellement en circuit court » explique Anne-Caroline Frey, ce qui vaut en particulier pour le restaurant dont les cuisines sont dirigées par Hippolyte Delcher, chef tout juste revenu de Hong Kong pendant le confinement. Parmi les plats proposés : millefeuille de boudin noir, caviar d’aubergine, tomates rôties et… sauce chimichuurri, curry de fèves de Touraine ou tarte aux rillons avec duxelle de shitake. Tarifs : 24 à 30€ le plat, options végan disponibles. Les clients de l’hôtel peuvent se faire servir en lodge ou manger au restaurant également ouvert au public (avec grande terrasse).

L’offre du lieu est complétée par un service spa (exclusif pour les personnes qui passent la nuit) comprenant des massages sans contact (via des bols tibétains). Anne-Caroline Frey veut également proposer des sorties « bain de forêt » pendant 3h ou des « stages d’immersion sensorielle » de deux jours. Elle pense par exemple inviter un chanteur d’opéra qui se produira en forêt pour ses clients.

Photos : Anne-Emmanuelle Thion.