Indre-et-Loire

Coronavirus : le Département d’Indre-et-Loire teste l’immunité de son personnel

Sur la base du volontariat.

Depuis qu’on sait qu’on peut attraper le coronavirus sans développer de symptômes, on est beaucoup à se poser cette question : « Alors, je l’ai eu, ou pas ? » Une petite toux, un rhume inoffensif… Et si c’était le Covid ? Pour en avoir le cœur net, il y a du monde ces derniers jours dans les labos privés qui proposent des tests sérologiques (par prélèvement sanguin). L’opération a pour but de déterminer si on a développé des anticorps contre la maladie (ce qui ne garantit pas une protection totale contre une nouvelle infection en l’état actuel des connaissances scientifiques).

Des tests sérologiques, il en existe plusieurs modèles : le gouvernement en a homologué 99 dont un commandé en 27 500 exemplaires par le Conseil Départemental d’Indre-et-Loire, pour 12€ pièce (12 x 27 500 = 330 000€). Il ne garde pas tout pour lui : il y en a pour Tours Métropole mais aussi pour des communes qui en ont acheté 4, 10, 30… A chaque fois pour tester leur personnel en contact avec le public : « On va faire ça sur la base du volontariat. Si c’est positif, il conviendra de se faire prescrire un test en laboratoire remboursé par la sécurité sociale pour confirmer le résultat » explique le président du Département Jean-Gérard Paumier.

Evidemment, un test positif ne veut pas dire qu’il faut arrêter de se protéger.Rappelons que la personne testée n’a aucune obligation de dévoiler l’issue de l’examen (secret médical oblige).

Le Conseil Départemental compte 2 800 agents et il va conserver 4 500 tests. Ceux qui n’auront pas été utilisés pour les salariés pourront être proposés à la protection de l’enfance ou aux EHPAD. Jean-Gérard Paumier en profite d’ailleurs pour renouveler son agacement vis-à-vis de la politique du gouvernement : « Un paquet d’EHPAD n’ont toujours pas été testés. La doctrine actuelle est de faire des campagnes de tests à minima et elle doit évoluer » martèle l’élu qui serait par exemple favorable à des campagnes de prélèvements régulières dans les maisons de retraite pour personnes âgées dépendantes, afin de vérifier l’état de santé du personnel et des résidents, quitte à tester plusieurs fois les mêmes individus.

Jean-Gérard Paumier s’étonne d’ailleurs que le Laboratoire de Touraine (spécialisé dans le secteur vétérinaire) n’ait toujours pas été sollicité pour analyser des tests réalisés en Indre-et-Loire. Après une bataille avec le ministère de la santé, il a les compétences pour le faire mais pour l’instant il travaille uniquement avec les départements de la région Pays de Loire.