Indre-et-Loire

Le Château de Jallanges à l’arrêt à cause du confinement : « Une situation extrêmement préoccupante »

Le monument est actuellement en pleine rénovation.

Chenonceau ? Fermé. Azay-le-Rideau ? Fermé. Villandry ? Fermé. Langeais, Amboise, Le Rivau ? Tous fermés. Le confinement en vigueur pour lutter contre le coronavirus contraint les châteaux emblèmes du département d’Indre-et-Loire à rester porter closes jusqu’à nouvel ordre, donc à se priver des visites françaises et étrangères déjà nombreuses au mois d’avril. Surtout qu’on pouvait espérer une belle saison après une année 2019 marquée par les 500 ans de la Renaissance.

Si les adresses les plus célèbres n’auront, sans doute, pas trop de mal à voir revenir les foules une fois les mesures de distanciation sociale assouplies, qu’en sera-t-il pour les plus petites demeures ? Par exemple le Château de Jallanges sur la commune de Vernou-sur-Brenne, belle bâtisse de briques et de pierres, propriété de Stéphane Balin depuis 1986. « La situation est extrêmement préoccupante » nous dit-il.

Habituellement, le monument accueille entre 22 et 23 000 personnes par an, porté notamment par ses expositions Playmobil (suspendues pour l’instant). Mais c’est aussi un lieu d’événements : « Les concerts sont annulés, les réceptions d’entreprises et les mariages qui représentent 60% de mon activité ont été annulés ou reportés. Cela rend le futur angoissant » poursuit le propriétaire. Car, comme beaucoup d’entreprises, Jallanges se retrouve privé de recettes mais doit toujours honorer certaines dépenses. Reconnu pour ses 4 salons en enfilade, il doit être entretenu en permanence : « J’ai gardé 4 personnes sur 7 » nous précise Stéphane Balin. Par exemple pour entretenir le par cet ses pelouses.

Mais Jallanges est également en train de se faire une beauté : « Depuis mars on rénove la façade. On brosse chacune des briques à la main car ce serait trop abrasif avec une machine. On les repeint en noir puis on les vernit pour la durée. Chaque jour elle retrouve un peu de son lustre d’antan » raconte le maître des lieux qui espère voir le chantier terminé pour la mi-mai, ce qui coïncidera peut-être avec la fin du confinement. En revanche l’autre chantier, celui de la charpente, est suspendu à la reprise des entreprises missionnées pour le réaliser : « Certaines voudraient revenir mais entre les droits de retrait du personnel et les risques, elles sont plutôt mitigées » éclaire Stéphane Balin. En effet le milieu du bâtiment et des travaux est en grande partie à l’arrêt, seuls les chantiers jugés par l’Etat comme les plus urgents devraient reprendre comme l’élargissement du sud de l’autoroute A10 en Touraine.

Crédits photos : Château de Jallanges.