Indre-et-Loire

Décès de Jacques Chirac : réactions politiques en Touraine

L'ancien président s'est éteint à 86 ans.

On retiendra de lui ses 12 ans à l'Elysée de 1995 à 2007, son timbre de voix si particulier, son obstination à ne pas faire la guerre en Irakn quelques phrases choc comme "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs" ou le 2e tour de la présidentielle de 2002 quand il a affronté Jean-Marie Le Pen. Figure de la politique française, maire de Paris et 1er ministre avant d'être président, Jacques Chirac est mort dans la matinée de ce jeudi 26 septembre, à 86 ans. Venu officiellement en Touraine une dizaine de fois, il laisse des souvenirs aux politiques du département. Voici quelques réactions reçues ce jeudi :

Jérôme Tebaldi, responsable du parti LR à Tours (l'ex RPR et UMP dont était membre Jacques Chirac) : "Jacques Chirac aura éveillé la conscience politique du jeune homme que j’étais, et ma fierté d’être français. Il a incarné la France et son rayonnement à l’International. Son discours du Vel d’Hiv fut certainement un acte politique des plus forts de sa carrière. Une page de la grandeur de la France se tourne."

Christophe Bouchet, maire de Tours : "Chaque Français  perd  aujourd'hui  "son"  Chirac  tant  l'homme  avait  su  toucher  chacun  d'entre  nous. Une immense sensibilité que chacun percevait dans son regard, son sourire Homme de culture et amoureux des arts, homme de paix qui sut dire non à la guerre en Irak, à l’avant-garde du combat contre le réchauffement climatique en 2004 en faisant adopter la charte de l'environnement, défenseur de la ruralité et notamment de sa chère Corrèze, grand amateur de notre patrimoine gastronomique, il fut d’abord un Président inscrit dans la continuité de notre Histoire millénaire, et très attaché à notre modèle républicain."

Daniel Labaronne, député LREM d'Amboise: "Jacques Chirac avait l'amour de la France. Une France ancrée dans ses territoires métropolitains et ultramarins. Une France qui ne se ment pas à elle-même. Il reconnait la responsabilité de l'Etat français dans les déportations de juifs sous l'Occupation."

Jean-Gérard Paumier, président (LR) du Conseil Départemental d'Indre-et-Loire :"C’était un homme chaleureux, énergique, apprécié des Français avec lesquels il avait nouéun lien personnel fort.Deux fois Premier Ministre, il laisse le souvenir d’un Ministre de l’Agriculture pugnace, d’un chef de parti combatif et d’un Président de la République volontaire, attaché au rayonnement international de la France, à la Paix et àla vie quotidienne des Français."

Mohamed Moulay, conseiller régional PS : "Je retiendrai le meilleur de Jacques Chirac. Un homme d'Etat. Une stature. Un homme de la droite gaulliste avec laquelle nous pouvions débattre. Il était bon vivant et proche de tous. Et celui qui a su rester droit et fort sur les dossiers du conflit israélo-palestinien et l'Irak allant dans le sens de l'intérêt de la paix. Qu'il repose en paix et pensée à sa famille et ses proches."

Frédéric Augis, maire de Joué-lès-Tours : "J’avais adhéré au RPR pour militer pour cet Homme. En lui je retrouvais mes convictions et mes valeurs. Des moments de vie extraordinaires et si généreux. C’était le temps où le militantisme était entraînant et généreux. Le temps ou pour un Homme on rêvait de donner le meilleur de nous même pour faire gagner nos idéaux."

Cédric de Oliveira, maire (LR) de Fondettes :"Je salue la mémoire de cet homme au grand cœur emprunt d'humanité et de sagesse. Il avait le goût des autres et portait pour son pays un amour sincère et indéfectible. Il a fait naître des vocations. Ses valeurs et ses convictions ont fait écho à toute une génération d'hommes et de femmes, dont certains ont souhaité s'engager en politique au service des français. Le goût pour la vie politique s'hérite et se transmet. Il me l'a transmis."

Sabinne Thillaye, députée LREM du Nord-Ouest Touraine : "j'ai une pensée reconnaissante pour Jacques Chirac, Président de la République, grand porteur du projet européenne et, tout au long de ses deux mandats, défenseur des relations franco-allemandes auprès des trois chanceliers qu'il a côtoyés.""