Indre-et-Loire

Voici ce qui est reproché au projet de Village des Marques de Sorigny

La Commission Nationale d'Aménagement Commercial a publié les justification de sa décision.

Fin novembre, le projet de construction d'un Village des Marques à Sorigny a été examiné par la Commission Nationale d'Aménagement Commercial à Paris. Retoqué par la Commission Départementale d'Aménagement Commercial un peu plus tôt dans l'année, il s'agissait pour lui d'une deuxième chance, un nouvel espoir d'obtenir une validation de son utilité. Raté : la CNAC a dit non pour la centaine de boutiques sur plus de 20 000m² de surface commerciale à proximité de l'A10.

Nos précédents articles sur le Village des Marques sont à lire ici

Sur les 9 personnes présentes ce jour-là, 7 ont voté contre, 1 pour, et la dernière s'est abstenue. Elles ont écouté les arguments des "Pour" (cont le maire de Sorigny et le député de Tours) et des "Contre" (dont le maire de Tours et les élus de départements limitrophes).

Voici ce qui a motivé leur décision :

  1. La compatibilité du projet avec le SCoT (Schéma de Cohérence Territoriale) n'est "pas établie". Ce n'est pas un non formel, mais un gros doute.
  2. Même si le centre commercial pourrait amener des touristes, son emplacement n'est pas jugé idéal
  3. Le projet est "très consommateur d'espace" d'autant qu'il s'installe en zone agricole. De plus les constructions envisagées ne sont pas assez compactes pour êtres conformes à la législation en vigueur, selon l'analyse de la CNAC
  4. Le Loire Valley Village présenterait "un risque sérieux" pour l'attractivité du centre-ville de Tours et son "offre commerciale diversifiée"
  5. Le centre commercial risque de contrarier les politiques menées pour redynamiser 7 villes moyennes situées à proximité (dont Chinon), via le dispositif "Action Coeur de Ville"
  6. 94% de la clientèle y accéderait en voiture, et il ne "répond pas aux exigences légales en matière d'accessibilité par les transports en commun

La décision de la CNAC est à lire en intégralité ici

Malgré cette liste sévère, les partisans du projet ne se découragent pas, et comptent déposer un recours, modifier le projet pour corriger certains points critiques voire attendre de prochaines échéances électorales en espérant que les futurs élus regardent le Village des Marques avec plus de bienveillance. Le maire de Sorigny Alain Esnault réunissait ainsi plusieurs centaines de personnes dimanche dernier pour faire valoir ses arguments : jusqu'à 2 millions de visiteurs espérés après quelques années d'ouverture, 600 emplois directs créés, et le risque de voir cette locomotive économique filer dans un territoire voisin ce qui handicaperait la Touraine sans l'avantager.

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