Culture

Ce qu’on a aimé (ou moins aimé) à Midi Minuit par Terres du Son

Le festival s'est achevé mercredi soir.

Midi Minuit par Terres du Son s'est achevé ce mercredi soir après une dernière soirée de concerts enflammée entre Selah Sue ou Gaël Faye. L'occasion de faire le bilan des 5 jours :

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On a aimé… la configuration de l’espace des grandes scènes, pas trop petit, pas trop grand. Suffisamment repensé pour apporter de la nouveauté aux habitués, mais pas trop pour éviter de déstabiliser tout le monde.

On a aimé… l’énergie de Flavia Coelho, capable de faire oublier la fraîcheur et de nous emmener tout droit dans son pays d’origine (le Brésil).

On aurait aimé… prendre Suzane dans nos bras au moment où elle a versé sa larme, émue de voir le public si enthousiaste devant ses chansons (il a beaucoup dansé, beaucoup chanté).

On a aimé... la belle prose de Gaël Faye, ses mots léchés et bien sentis, son énergie et son plaisir visible à retrouver de nouveau la scène et la communion avec son public.

On aurait aimé… un rappel supplémentaire pour Hervé, parce que le garçon a vraiment mis le feu samedi soir.


On a moins aimé… les duos virtuels, très nombreux cette année (Suzane, Grand Corps Malade, Ben Mazué). Des chansons souvent connues et donc attendues par le public mais qui cassent un peu le naturel du live.

On a aimé… la découverte Terrenoire, un duo looké aux textes travaillés, aux mélodies accrocheuses, aux refrains captivants.

On a aimé… l’exposition de la scène locale ou régionale (Philémone, Strawberry Seas, Valentine Lambert). Placée en ouverture et en fin de soirée elle était directement au contact des têtes d’affiche, sans détour nécessaire pour les spectateurs grâce à l’alternance des deux grandes scènes. Ça a forcément généré quelques coups de cœur…

On a aimé… l’arrivée des écrans géants. Une première pour le festival, pensée pour les spectateurs ayant choisi de s’asseoir en tribune. Pratique aussi quand on est petit ou qu’on ne voit pas bien ce qu’il se passe sur scène.

On a aimé… les couchers de soleil, tous différents, offrant de belles teintes roses au ciel de Candé.



On n’a toujours pas aimé… les conditions que certaines productions veulent imposer à nos photographes pour la couverture des concerts. Il est récurrent de voir des messages exigeant une validation des clichés avant publication, ce que nous refusons par principe. Voilà pourquoi vous n’avez pas pu voir les images de Ben Mazué, Suzane, Grand Corps Malade, Gaël Faye et Feu! Chatterton. Pourtant on a pris du plaisir devant leurs concerts.

On a aimé… l’initiative consistant à proposer gratuitement un couvercle en latex à apposer sur son verre pour éviter que quelqu’un d’autre vienne y glisser de la drogue. Un outil anti-agressions.

On aurait aimé… une accessibilité un poil renforcée pour les personnes à mobilité réduite, malgré les efforts de l’ASSO, par exemple pour un meilleur accès aux bars des scènes de l’espace payant ou au village.

On a aimé… le sourire des 300 bénévoles de cette édition, même caché derrière le masque. Toujours avenants au bar, surtout quand ils chantent à chaque commande de bouteille d’eau.

On a aimé… l’enseigne du stand de falafels qui nous informe qu’ici « ce n’est pas des gaufres ». En effet, on y mange wraps, houmous et autres crudités à l’accent libanais. C’était bon et pas cher.

On aurait aimé… une diversité étoffée pour se restaurer. 3 choix quand on vient 5 jours ça limite les possibilités. Et entre deux concerts les queues pouvaient vite devenir dissuasives.

On aurait aimé... voir un public moins clairsemé et plus nombreux, mais le pass sanitaire a semble-t-il freiné beaucoup de monde ainsi que le temps. Dommage, car il faut saluer le maintien de ce types d'événements.

On n'a pas aimé... par contre le temps mitigé et incertain tout au long de ces 5 jours avec une pluie transformant le site du festival en une zone boueuse, mais ça personne n’y peut rien…

On a aimé l’espace urinoir debout pour femmes

On a aimé le maintien de l’éco-village gratuit, ses concerts, ses stands engagés… même réduit par rapport à d’habitude, c’était l’occasion de passer de beaux après-midis.  

 Photos : Delphine Nivelet, Claire Vinson et Pascal Montagne