Centre-Val de Loire

Culture, relance, apprentissage : de nouvelles aides “Covid” en Centre-Val de Loire

Pour faire face au 3e confinement.

La crise sanitaire est une période difficile pour le moral et l’économie. Et les problèmes risquent encore de durer un bon moment. Chaque institution tente donc de pallier au plus pressé avec différents dispositifs de soutien pour les populations ou les acteurs qui en ont le plus besoin. Parmi eux les jeunes : “60% n’ont pas trouvé de stages” explique le Conseil Régional qui va relance d’ici quelques jours une plateforme Internet afin d’aider les apprentis à trouver une entreprise prête à les accueillir : “Ce sera mieux que d’envoyer son CV à l’aveugle ce qui peut conduire à du découragement” note la vice-présidente tourangelle Cathy Münsch-Masset.

Un dispositif qui vient en complément d’autres déjà mis en place depuis plusieurs semaines ou plusieurs mois comme des cartes de 50 à 100€ pour des achats alimentaires et le soutien aux épiceries sociales “qui vont perdurer après la crise.” La Région a également embauché 150 étudiants pour différentes missions, propose des bourses allant jusqu’à 1 000€ pour les associations qui souhaitent en recruter et distribue des ordinateurs aux lycéens qui en ont besoin pour suivre leurs cours à distance (la capacité des serveurs a par ailleurs été augmentée pour éviter les bugs au moment de la rentrée le 26 avril).

De gros investissements industriels

Afin de soutenir la culture à l’arrêt, la région Centre-Val de Loire annonce qu’elle va abonder le dispositif des paniers culturels, autrement dit l’organisation de spectacles une fois que les mesures sanitaires seront moins contraignantes. 140 000€ seront consacrés à ces projets d’animation du territoire + 150 000€ pour des soutiens d’initiatives specifiques. Une saison touristique existera également, de façon “nouvelle” c’est-à-dire Covid compatible (“on ne fera pas tout de suite de rassemblement avec 2 000 personnes” nous explique-t-on.

Economiquement, ça semble aller un poil mieux, hormis “des préoccupations majeures” pour le secteur aéronautique et celui de la cosmétique relève Harold Huwart, vice-président en charge du développement économique (le monde de la beauté qui fait face à l’effondrement des demandes de fond de teint en raison du port du masque et se reconvertit à grande vitesse vers celui du soin des yeux, qui restent la seule partie vraiment visible de notre visage). Les entreprises de transport qui font circuler les cars scolaires reçoivent pour leur part l’intégralité des sommes prévues au budget régional même lors des périodes de fermeture des écoles “dans le but de payer les salaires à taux plein” indique François Bonneau.

Pour le reste, “on observe un mouvement fort pour l’investissement” relève Harold Huwart qui comptabilise près de 100 millions d’e de crédits divers (Etat, Europe), pour soutenir des ambitions locales (5 millions d’€ de subventions seront encore accordées ce mardi). “Nous n’avons jamais eu autant de projets de développement industriel sur le territoire” conclut-il.