Centre-Val de Loire

Covid-19 : la grande déprime en Centre-Val de Loire

Selon des chiffres de Santé Publique France.

« La santé mentale s’est dégradée notamment durant le deuxième confinement, avec des niveaux élevés d’état anxieux et dépressifs et de troubles du sommeil, notamment chez les femmes, les jeunes adultes, les personnes en situation de précarité, les personnes présentant des risques de développer des formes graves de Covid-19 et les personnes ayant des antécédents de troubles psychologiques. »

Voilà ce qu’on lit en conclusion de la dernière étude de Santé Publique France qui évalue le moral des Français en cette période de crise sanitaire. Clairement ce n’est pas réjouissant, y compris dans notre région...

Au début du 1er confinement en 2020, 61% des habitants déclaraient des problèmes de sommeil en Centre-Val de Loire

Ce chiffre est tombé en dessous de 60% pendant l’été avant de remonter en flèche pour atteindre 70% à deux reprises, notamment au moment du deuxième confinement tout au long du mois de novembre 2020. Il s’agit de chiffres supérieurs à la moyenne nationale. Sur la même période les troubles dépressifs déclarés se trouvaient également à un niveau élevé (18%) même si moins important qu’au printemps 2020 (27%).

Selon Santé Publique France, les problèmes de sommeil ou de dépression seraient surtout liés « à la lassitude et l’absence de perspectives claires sur la durée de la crise sanitaire. » La persistance des restrictions sanitaires et les difficultés économiques sont également des facteurs de blues mesurés par ce sondage.

La région Centre-Val de Loire n’est quand même pas celle qui déprime le plus : en novembre le taux d’anxiété atteignait 26,6% dans les Hauts-de-France ou 23,3% en Nouvelle Aquitaine (presque 5 points de plus que chez nous).

Les femmes, les personnes peu actives ou en difficulté financière sont plus fréquemment en proie à ces difficultés. Les moins de 35 ans, aussi.

Alors que la crise est encore loin d’être terminée, et que l’on en est à son premier anniversaire, Santé Publique France fait des recommandations pour améliorer la prise en charge de ces troubles : « En Centre-Val de Loire, une attention particulière et une communication à visée spécifiques aux femmes, aux jeunes et aux personnes en situation de précarité semblent nécessaires.  Par ailleurs, un suivi renforcé des personnes ayant des antécédents de troubles psychologiques doit être proposé par les professionnels de santé. »