Centre-Val de Loire

Plus de cars diesel en 2028, livret d’épargne « vert »… Les ambitions écologiques du Centre-Val de Loire

Après un an et demi de travail.

On a beaucoup entendu parler de la COP21 en décembre 2015 à Paris : un sommet international pour prendre des engagements en matière de lutte contre le changement climatique. La région Centre-Val de Loire a voulu décliner cet événement à son échelle, pour mettre en place des actions dans ses 6 départements : « On voulait fabriquer des réponses nouvelles parce qu’on voyait que l’addition des efforts individuels ne suffisait pas » explique Charles Fournier, l’élu EELV qui a porté le projet pendant un an et demi (les premières réunions ont débuté en septembre 2019).

En ce début d’année 2021 – et à 4 mois des élections régionales qui doivent renouveler les bancs de l’assemblée orléanaise – les équipes du président François Bonneau ont signé un accord COP comprenant 42 engagements et des objectifs chiffrés : réduire la consommation énergétique de 43% en 2050 ou réduire de 15% les déchets des ménages dès 2025.

Comment y parvenir ? Le socialiste François Bonneau fixe des pistes comme la fin du diesel à l’horizon 2028 pour les cars du réseau Rémi ce qui veut dire remplacer tous les véhicules actuels par des engins neufs à motorisation hybride ou électrique. « Nous avons obtenu l’accord d’une banque qui va proposer un compte épargne dont les sommes permettront de financer les projets de la COP » expliquent également les élus. A cela s’ajoute des fonds dès cette année pour la modernisation de la ligne Tours-Loches (où certains aimeraient voir circuler des trains à hydrogène) ou encore un vaste plan de formation des 400 agents qui travaillent au développement économique du territoire, dans le but qu’ils puissent sensibilisés les entreprises accompagnées aux enjeux écologiques de leurs activités.

Un premier bilan des actions dans deux ans

« Le chemin de l’action reste long mais cet accord est une étape importante » commente Véronique Andrieux de l’ONG WWF, partenaire du programme. « C’est la première fois que nous accompagnons une Région après l’avoir fait pour la métropole de Rouen. Nous pensons que les collectivités locales disposent de leviers majeurs pour mettre en œuvre la transition écologiques. On y croit mais il faut maintenir la dynamique dans la durée » explique celle qui fera office de vigie. De son côté, le conseil régional s’engage à publier un premier bilan d’ici deux ans pour « rendre transparent le travail fait et vérifier que nous avons franchi une marche. C’est un processus, pas un événement ponctuel. »

Parmi les engagements à plus long terme, la Région compte poursuivre la rénovation énergétique de ses lycées avec des travaux dans les 60 établissements où ça n’a pas encore été programmé. Dans le domaine alimentaire, elle veut aussi encourager les filières de production de protéines végétales ou de légumineuses à fleurs comme les lentilles, ainsi que leur consommation locale.

Pour en savoir plus et voir les réactions de l’opposition, allez lire notre article sur 37°.