Centre-Val de Loire

[Elle l'ouvre] Homophobie : coup de gueule de la région Centre-Val de Loire contre une région polonaise

Elle s'inquiète des droits des personnes LGBTI dans ce pays d'Europe de l'Est.

Les personnes LGBTI restent largement discriminées dans les anciens pays de l’Europe de Est, et notamment en Pologne. Là-bas, de nombreuses collectivités se sont récemment déclarées « zones libres de l’idéologie LGBTI ».En clair, les personnes lesbienne,s gays, bi, trans ou intersexes n'y sont pas du tout les bienvenues. On voit même des encouragements de services publics en direction des entreprises pour pratiquer de la discrimination à l'embauche. Tout cela dans un état très catholique traditionaliste.

Ces déclarations, en totale contradiction avec les règles établies au sein des pays de l’Union Européenne, supposées garantir en particulier le respect des droits de l’homme, ont suscité l’indignation. La commune de Saint-Jean-de-Braye dans le Loiret suspendait la semaine dernière son jumelage avec la ville de Tuchow à cause de sa politique jugée homophobe depuis la France, c’est au tour de la région Centre-Val-de-Loire de condamner « ces atteintes aux droits fondamentaux des personnes » et d’annoncer le gel de son partenariat avec la région Malopolska, située au sud du pays et englobant la ville de Cracovie, avec laquelle notre région avait conclu un cadre de coopération décentralisée.

Dans un communiqué publié ce lundi, la région Centre-Val de Loire précise tout de même que depuis deux ans ses échanges avec la Pologne étaient déjà particulièrement faibles. Sa décision est valable jusqu'à nouvel ordre.

"Nous tenons à condamner fermement toutes les atteintes aux droits fondamentaux des personnes. Les positions prises par les autorités de Malopolska représentent une menace inacceptable pour le respect, la sécurité et la liberté des personnes. Elles constituent une remise en cause du principe fondamental d'égalité et de non-discrimination inscrit dans les traités internationaux et la charte de l'Union Européenne" écrivent le président PS François Bonneau et son vice-président écologiste Charles Fournier.