Tours

[#RE-MIAM] Passion poisson Avenue Grammont

On a réservé une table au Martin Bleu.

Vous connaissez sans doute déjà notre rubrique #MIAMessentiellement consacrée aux nouveaux restaurants tourangeaux, ou à l'actualité gastronomique du département. Quand on découvre une table, en général, on s'y rend peu de temps après l'ouverture. Mais qu'est-ce qu'il se passe après ? Est-ce toujours aussi bon, ou pas ? La cuisine (et les prix) ont-ils évolué ?

Parce que le monde de la restauration est en perpétuel mouvement, et que l'on est toujours plus exigeant lors d'une nouvelle visite, régulièrement, nous vous proposerons une seconde critique dans des restaurants que nous avons testés quelques mois plus tôt. Des endroits où l'on a eu envie de revenir... pour le meilleur ?

Vous allez peut-être profiter de l’été pour vous évader au bord de l’eau, et avec un peu de chance vous y mangerez de bons poissons tout juste pêchés, bien frais. La bonne nouvelle c’est qu’on peut aussi trouver de bonnes assiettes de ce genre en Indre-et-Loire. L’été dernier, on vous avait emmenés jusqu’à Bréhémont pour La Cabane à Matelot, une excellente adresse pour qui a envie de se régaler avec les poissons de Loire.

Dans le centre de Tours, La Chope a également la côte Avenue Grammont… ainsi qu’au Martin Bleu. Deux spécialistes du poisson quasiment en face l’un de l’autre. Pas le même style, chacun ses spécificités.

Au Martin Bleu c’est une adresse qu’on a toujours appréciée pour son accueil souriant, sa décoration élégante et des plats rigoureux. A vrai dire, on n’y avait pas mis les pieds depuis de longs mois. C’était l’occasion, d’autant que l’endroit reste accessible malgré les travaux en cours dans le quartier.

Pour le menu du midi, il faut compter 23€ si l’on souhaite la totale entrée-plat-dessert. Un tarif dans la moyenne haute des restaurants du centre-ville, sans pour autant être injustifié car l’équipe fait un travail sérieux sur le sourcing de ses produits et la réflexion autour de ses plats.

A peine le temps de savourer une bonne verrine de velouté de petits pois que l’entrée est déjà là (pourtant rien ne pressait ce midi-là). Il s’agit d’une tranche trèèèèès fondante de bavarois au saumon fumé avec une petite sauce au pistou qui aurait mérité d’être un poil plus relevée. Quant au vinaigre balsamique : excellent.

Accompagné d’un verre de cheverny blanc (souvent à la carte de la maison), on poursuit par un duo de poissons mère-rivière, soit mulet de Loire combine avec lieu jaune (ou flétan la semaine précédente). Le contraste entre un poisson de rivière à la chair ferme et un lieu succulent, fondant à souhait, peut déstabiliser. Au-delà des poissons, l’accompagnement à base de tomates amboisiennes est à tomber, tellement il devient rare de goûter des fruits avec autant de goût. Accompagné de petits dés de feta, l’ensemble baigne dans une sauce remarquable.

Toujours sans temps mort, voici le dessert : tarte chocolat-framboise avec une garniture cacao fondante mais une pâte que l’on espérait plus croustillante. La carte comporte également une formule à 32€ avec des propositions intéressantes (pavé de silure ou d’esturgeon) et de la viande si vous préférez la terre à la mer (porc roi rose, notamment).