Tours

En Centre-Val de Loire, la voiture toujours plus utilisée pour aller au travail

C’est ce qu’on apprend dans une étude de l’INSEE.

Les transports en commun ou le vélo ont encore besoin de séduire pour augmenter leur nombre d’adeptes. Voilà le principal enseignement de l’étude sur les mobilités que l’INSEE vient de publier en Centre-Val de Loire. Même si les chiffres sont datés de 2014 (les analyses statistiques nécessitent toujours un certain délai avant publication) ils marquent une tendance : la voiture est de plus en plus utilisée pour se rendre au travail dans la région. Souvent parce que les gens n’habitent pas dans la même commune que leur entreprise et parce que les transports en commun ne correspondent pas à leurs besoins (quand ils existent).

Ainsi, 82% des habitants du Centre-Val de Loire conduisent pour se rendre au bureau, souvent pour faire plus de 20km jusqu’à leur destination professionnelle, une distance en hausse. Ces chiffres sont comparables aux autres régions de province, exceptés les environs de Lyon et Marseille où les transports en commun très efficaces sont beaucoup plus utilisés. De plus ce taux de recours à la route progresse : +0,8 point en 5 ans. On notera tout de même que dans les grandes agglomérations comme celles de Tours, le taux d’utilisation de la voiture est moins élevé même s’il reste très important, en l’occurrence 74%.

Au final, 76 000 personnes du Centre-Val de Loire déclarent prendre quotidiennement les transports pour aller travailler, chiffre qui n’a progressé que de 0,1 point en 5 ans. C’est une proportion faible quand on sait que près d’un million de personnes ont un emploi dans la région. 11% des employés de l’agglomération tourangelle se déplacent en bus, train ou tram, mais à peine 3,2% des travailleurs optent pour les transports en dehors des grands centres urbains. Les jeunes sont tout de même un peu plus souvent adeptes de ces solutions que leurs aînés.

Et la marche ? Elle concerne environ 11% des personnes qui travaillent en Centre-Val de Loire, pour peu que leur emploi soit situé dans la même commune que leur lieu de résidence. Sinon, le chiffre est marginal. Quant au vélo, dans cette étude l’INSEE ne lui consacre pas une catégorie à part entière mais l’intègre dans une case « deux-roues » pouvant aussi impliquer motos ou scooters. Et cela représente environ 5% des actifs de la région.