Tours

StorieTouraine, 28/05/19 : pas de nuit à l’école à Velpeau, des nouvelles de la famille expulsée au Sanitas, un appel à projets de courts-métrages…

Et une rencontre aux cinémas Studio.

La StorieTouraine vous résume l’info tourangelle. C’est gratuit, on la met à jour dès que nécessaire. Voici l’édition de ce mardi :

 

Finalement personne n’a dormi à l’école des Abeilles…

Un collectif de parents mobilisé contre la loi Blanquer avait prévu d’installer des tentes et de dormir dans la cour de l’école maternelle des Abeilles de Tours lundi soir dans le quartier Velpeau. L’inspection d’académie leur a dit non, ils ont obtempéré mais maintenu leur action. Une rencontre a eu lieu avec un représentant départemental de l’Education Nationale et une pétition a commencé à tourner.

Les parents s’inquiètent que la Loi Blanquer – actuellement en cours d’examen par le Parlement – fasse « un très gros cadeau en privé » avec l’obligation de scolariser les enfants dès 3 ans qui pourrait forcer les communes à verser des aides aux maternelles privées ce dont elles sont dispensées aujourd’hui. Ils reprochent aussi au texte de laisser la possibilité à des étudiants de licence de faire cours ce qui selon eux « compense la baisse des moyens et le manque de remplaçants en confiant des élèves à des étudiants non formés. »

Autres réserves : les dispositifs insuffisants pour l’accompagnement des enfants en situation de handicap ou le projet de réforme des directions d’écoles avec des passerelles administratives écoles-collèges. Une demande de rendez-vous a été faite avec le député LREM tourangeau Philippe Chalumeau qui l'a acceptée. D’autres actions semblent également envisageables selon un père de famille joint lundi soir.

 

Famille expulsée au Sanitas : la mobilisation continue…

Dans la StorieTouraine de lundi nous évoquions la situation d’une mère et de ses 4 filles scolarisées au Sanitas. Cette famille d’origine congolaise a été expulsée par la police du logement qu’elle occupait dans le quartier. D’après la préfecture, sa situation l’exigeait : accueillie à Tours en juillet 2014, sa demande d'asile a été rejetée en novembre 2014, et son recours en juillet 2015. « Sa situation administrative de déboutée de la demande d'asile étant définitive, l'OFII lui a suspendu ses conditions matérielles d'accueil et informé Coallia qu'elle devait quitter le centre d'hébergement réservé aux demandeurs d'asile. Une aide au retour volontaire lui a été proposé, elle l'a déclinée » nous disent les services de l’Etat ajoutant que le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi fin janvier.

« Des demandeurs d'asile attendent, notamment en région parisienne, d'accéder à un centre d'hébergement dédié pour être accompagnés dans leur démarches (…) c'est pour cette raison que [cette famille] a été contrainte de libérer son logement » indique la préfecture.

Du côté du Réseau Education Sans Frontières qui a rassemblé une cinquantaine de personnes devant l’école Molière lundi, la situation scandalise. Une pétition a commencé à tourner : « en avril dernier, elle a présenté un nouveau dossier de régularisation, et attendait la réponse (…). Malgré les menaces pour quitter ce logement, elle a refusé de partir, consciente de la grande précarité où elle se serait trouvée à faire le 115 tous les jours mettant en péril la scolarisation de ses quatre filles. Car être hébergé par le 115 suppose de changer régulièrement de lieux d'hébergement et être parfois très éloigné du l'école où sont scolarisés les enfants. (…) Nous (…) protestons contre la violence de cette expulsion. Nous appuyons la demande de régularisation (…) car cette femme est présente depuis plus de 5 ans en France, que ses enfants sont régulièrement scolarisées et que le père de sa dernière fille est français. »

Une manifestation est prévue le 6 juin à 17h30 devant la préfecture d’Indre-et-Loire. En attendant des enseignants et parents ont proposé des hébergements pour quelques jours.

 

Accident et feu…

Lundi, deux voitures se sont heurtées à Verneuil-le-Château dans le Chinonais. L’une des deux voitures a pris feu. Pompiers et gendarmes étaient sur place.

 

Accident à Tours…

Circulation difficile en milieu d’après-midi à hauteur de la Rue Eiffel et de la Rue Huygens après une collision entre une voiture et un deux-roues.

 

Courriers en souffrance à Sorigny…

Selon le syndicat Sud PTT 37, 200 000 à 250 000 courriers en attente de distribution sont stockés à Sorigny car leur date de timbre est dépassée. Les représentants du personnel évoquent « un scandale » soulignant la présence de recommandés depuis plus d’un mois, de presse ou de cartes d’électeur. La situation durerait depuis le 29 octobre entraînant des plaintes. « La Poste organise elle-même cette rétention de courrier » dénonce Sud pour qui le personnel manque de temps pour les traiter et les réorienter manuellement quand les machines ne les acceptent pas.

 

Réaliser un film…

L’agence Ciclic qui soutient les projets de cinéma ou de tournages dans la région lance un appel à projets de courts-métrages : « L'agence vous propose des ateliers d'écriture collectifs, des rencontres mais aussi un accompagnement individuel. Les deux premières sessions ont permis à onze auteurs d'affiner l'identité de leur projet et de définir les trajectoires d'écriture de leur scénario. Plusieurs projets sont d'ailleurs aujourd'hui en phase de développement et accompagnés par des producteurs » explique-t-elle. Candidatures à déposer jusqu’au 18 juin en cliquant ici https://ciclic.us8.list-manage.com/track/click?u=f1a269ecab3fa4fc423818e12&id=68550da89e&e=f92da30c51

 

Voir un film (et son réalisateur)…

Alain Cavalier est attendu aux cinémas Studio de Tours mardi 4 juin pour présenter Être vivant et le savoir, film présenté hors compétition au festival de Cannes et que vous pourrez voir en avant-première (à 19h45).

Le pitch : Emmanuèle Bernheim et Alain Cavalier sont liés par trente ans d’amitié. Ils préparent ensemble un film d’après le livre autobiographique de la romancière : Tout s’est bien passé. Elle y raconte comment son père lui a demandé « d’en finir » à la suite d’un accident cardio-vasculaire. Alain Cavalier lui propose alors de tenir son propre rôle et que lui incarne son père. Mais un matin d’hiver, Emmanuèle téléphone à Alain : il faudra retarder le tournage jusqu’au printemps, elle est opérée d’urgence…