Tours

A Tours, plus de 1 000 jeunes marchent encore pour le climat

Avec des slogans toujours aussi inspirés.

« Et 1, et 2, et 3 degrés : c’est un crime contre l’humanité » chantent plus de 1 000 jeunes rassemblés Place Jean Jaurès ce vendredi 24 mai. 2 mois après un rassemblement impressionnant avec près de 3 000 personnes lors d’une première grande journée d’action des lycéens pour le climat, le collectif Pas de printemps silencieux appelait de nouveau à marcher pour réclamer l’état d’urgence climatique, en référence à un appel mondial.

La mobilisation était moins importante que la première fois, « mais on s’y attendait » nous dit-on dans les rangs. Tout de même, plus de 1 000 ados et jeunes adultes ensemble pour exiger plus de mesures environementales ça reste particulièrement conséquent, en particulier à moins d’un mois des premières épreuves écrites du bac. Quelques collégiens étaient également dans les rangs.

Parti de Jean Jaurès peu avant 10h, le cortège a d’abord pris la direction de la gare pour une pause devant McDo avant de faire le tour du centre-ville. L’arrêt près du grand M jaune c’était une occasion parfaite de dénoncer l’impact sur l’environnement de la chaine de fast food la plus connue du monde, en particulier la provenance de ses viandes de poulet issues d’élevages intensifs. « Il est temps de s’interroger sur ce que nous consommons » lance une jeune femme au micro, en référence également à plusieurs pancartes et slogans scandés dans la matinée.

Même si beaucoup de ces jeunes n’ont pas l’âge de voter, leur mobilisation compte à 48h des élections européennes, un scrutin où les enjeux en matière d’environnement font partie des thèmes de camapagne les plus importants. On a d’ailleurs vu quelques militants politiques en fin de cortège, et quelques tracts distribués. A noter aussi : l’action de militants antipub venus masquer des panneaux dans le centre-ville afin de dénoncer l’hyperconsommation, ou encore l’impact des grandes enseignes sur le dérèglement de la nature (par exemple la pollution lumineuse qui perturbe la faune et la flore la nuit).

Bref, une manifestation bon enfant, marquée par des slogans potaches ou encore la traditionnelle voiture-sono... tirée à la force des bras pour éviter d’allumer le moteur et de consommer du carburant.

Voici quelques images de la journée :