Tours

L’écrivain Balzac façon street-art à Tours Nord

Une grande fresque lui est dédiée.

Elle est un peu masquée par des arbres et puis par des panneaux électoraux en attendant le scrutin des élections européennes mais pas d’inquiétude : on la voit très bien, et de loin. Au N°90 de l’Avenue Maginot, là où le tram tourne pour rejoindre la station Trois-Rivières et le quartier du Beffroi, il y a une grande fresque sur un mur. Balzac en est la star.

Accompagnée d’une citation (« les êtres sensibles ne sont pas des êtres sensés »), l’œuvre est signée du Français Swed Oner – originaire d’Uzès dans le Gard –, qui s’est appliqué à relooker le mur d’une crèche dont la ville est propriétaire. La seule consigne donnée : produire un visuel en rapport avec Balzac à l’occasion des 220 ans de sa naissance célébrés cette année à Tours, la ville où il a vu le jour Rue Nationale. On voit donc se dessiner le portrait de l’auteur avec une citation, dans le style de ce que l’artiste a déjà produit comme on peut le voir ici mais son art est très varié comme on peut le découvrir via sa page Facebook.

« C’est vivant, gai, sympa. C’est une œuvre destinée à être pérenne tant qu’elle restera en bon état » précise l’adjointe au maire en charge de la culture Christine Beuzelin. L’élue indique que le choix de l’artiste s’est fait en lien avec Bob Jeudy avec qui la ville avait déjà collaboré pour décorer les palissades du Haut de la Rue Nationale en 2016 (tagguées dès le lendemain par des opposants à la Loi Travail) ou qui a participé à un projet de street-art dans le parking souterrain situé Rue Gambetta (près du Monoprix).

Peut-on envisager une présence plus prégnante de graff dans la ville de Tours ? Christine Beuzelin l’espère : « je regrette qu’il n’y ait pas plus de murs peints. Mais c’est compliqué. On avait repéré un lieu : les palissades entourant l’Ilot Vinci. Tours Métropole en est propriétaire. On a fait la demande mais elle n’a pas souhaité donner suite (préférant laisser une promotion de la Loire à Vélo, ndlr). Le service culture a travaillé sur d’autres endroits mais ils sont un peu cachés (par exemple derrière le Tennis Club sur les bords de Loire sur les piliers d’autoroute). On cherche encore, je ne désespère pas d’en trouver un autre pour offrir une exposition aux artistes avec un renouvellement fréquent des œuvres financé par la ville. »