Tours

En Touraine, une entreprise sur 4 veut recruter en 2019

Mais la majorité d’entre elles pensent qu’elles vont galérer pour trouver la bonne personne.

Pôle Emploi parle de projets de recrutements records pour cette année 2019. Son sondage annuel sur les besoins de main d’œuvre révèle plus de 20 500 projets d’embauches dans le département d’ici le 31 décembre (contre environ 15 000 de 2014 à 2017). Voici les principaux chiffres à retenir :

25% des sociétés du bassin de Tours vont avoir besoin de personnel cette année

C’est plus que la moyenne régionale, autant que pour le bassin de Chinon

A Amboise c’est encore plus : 27,7% des entreprises comptent embaucher, 23,8% autour de Loches.

Parmi les entreprises qui recrutent, 2/3 sont issues du secteur des services

Les métiers les plus recherchés sont donc : animation socioculturelle, agents d’entretiens de locaux, personnel de cuisine, aide à domicile, manutentionnaires, assistantes maternelles, commerciaux, serveurs et serveuses, secrétaires, artistes, agents administratifs, ouvriers du BTP, conducteurs routiers, techniciens et agents de maîtrise de la maintenance et de l’environnement et enfin les métiers de la beauté (coiffure, esthétique…).

Par ailleurs, 7% des recrutements devraient se faire dans l’industrie, 8% dans l’agriculture, 9% dans le BTP, 11% dans le commerce…

On recherche aussi beaucoup dans la viticulture, la cueillette, l’hôtellerie, le maraîchage ou le milieu artistique.

Beaucoup de patrons s’attendent à des recrutements difficiles :

59,5% dans la région de Chinon, 57,3% vers Tours, 50,9% dans le Lochois et 49,6% dans l’Est-Tourangeau.

Parmi les entreprises qui recrutent, 40% ont moins de 10 salariés

Et 13% des projets d’embauches se feront dans des boîtes avec plus de 200 personnes.

2 offres sur 3 concernent des offres de longue durée, 1 sur 3 des contrats saisonniers

Pôle Emploi ne donne pas de chiffres précis sur les projets d’embauches réellement concrétisés d’une année sur l’autre même si l’institution assure faire un suivi auprès des entreprises. Elle organise aussi des job datings réguliers pour les métiers dits « en tension », ceux pour qui il est difficile de suggérer du monde. Mais bien souvent ces offres ne trouvent pas preneur en raison de faibles taux de rémunération ou de conditions de travail difficiles. Et avec la baisse du taux de chômage (désormais de 8,3% dans la région) cette situation ne devrait pas s’arranger. De quoi encourager les entreprises à rendre leurs postes plus attractifs ?

 

A noter que cette étude se base sur les réponses d’un peu plus de 16 000 entreprises dans toute la région.