Tours

En ce moment il y a aussi un grand débat sur le changement d’heure

Et c’est une députée tourangelle qui l’anime.

Le dernier week-end de mars nous passerons à l’heure d’été, donc nous avancerons nos montres d’une heure dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31. A 2h, il sera 3h (t’inquiète, ton smartphone se mettra à jour tout seul comme un grand). Mais ça ne devait pas être fini cette petite mécanique qui entraîne deux fois par an le grand débat assez inutile à base de « alors on gagne une heure de sommeil ou on perd une heure de sommeil ? » Il parait même qu’une grande consultation européenne avait prouvé que les gens demandaient massivement la fin du changement d’heure !

C’est vrai, mais abandonner cette tradition qui existe depuis 1976 en France est un peu plus compliqué que prévu… Avant de la mettre en vigueur, il faut que chaque pays européen décide de l’heure qu’il veut garder : celle de l’été (2h d’avance sur l’heure solaire) ou celle d’hiver (une heure d’avance sur l’heure solaire).

Avantage à la conservation de l'heure d'été

Pour savoir ce que les Françaises et les Français en pensent, la commission des affaires européennes de l’Assemblée Nationale vient de lancer une consultation en ligne. La députée qui la préside est tourangelle, c’est l’élue LREM Sabine Thillaye qui représente le Nord-Ouest du département, Saint-Cyr-sur-Loire, Fondettes et une petite partie de Tours Nord. « Ce n’est pas un sondage scientifique mais une consultation informelle et visiblement ça intéresse puisque nous avons déjà plus de 300 000 réponses, dont 85% qui veulent la fin du changement d’heure » nous explique la représentante de la majorité.

Et alors, en France on préfère l’heure d’été avec le jour qui disparait super tard en juin-juillet ou l’heure d’hiver avec le soleil qui se lève plus tôt toute l’année ? « La majorité vient de changer : 53% des personnes préfèrent garder l’heure d’été et 41% l’heure d’hiver. Les autres sont sans opinion » nous disait Sabine Thillaye lors d’un pointage avant le week-end. Elle-même aurait tendance à plutôt choisir l’heure d’hiver : « j’ai l’impression d’être plus fatiguée quand on passe à l’heure d’été, je me couche plus tard. » L’élue reconnait tout de même « nous n’avons pas encore assez d’études pour évaluer l’impact du changement d’heure sur la santé. »

Un abandon du changement d'heure en 2021 ?

Quoi qu’il en soit si vous voulez participer, ne traînez pas : la consultation - accessible en cliquant ici - s’arrête ce dimanche 3 mars. Après, le gouvernement devra faire son choix, « mais il faut que ça se fasse de manière coordonnée avec les autres pays européens » plaide Sabine Thillaye. Car si ce n’est pas le cas, en caricaturant un peu les choses, on pourrait se retrouver avec la France à l’heure d’été, la Belgique à l’heure d’hiver les Pays-Bas à l’heure d’été et l’Allemagne à l’heure d’hiver. Pas terrible pour l’organisation de l’économie et surtout des transports, même si des décalages entre partenaires économiques existent déjà (entre l’Espagne et le Portugal par exemple, ou entre la France et le Royaume-Uni).

Afin de laisser du temps aux Etats, aux compagnies de transport et aux entreprises de s’organiser, l’Union Européenne se donne de la marge avant une entrée en vigueur définitive de la fin du changement d’heure. Dans le meilleur des cas on évoque l’échéance de 2021, fin mars ou fin octobre selon si l’on choisit l’heure d’été ou d’hiver.