Tours

En 2019, 5 nouvelles zones sous vidéosurveillance à Tours

Alors que le nombre de réquisitions judiciaires progresse.

A quelques jours de Noël, la police municipale de Tours a reçu un cadeau : une caméra de surveillance toute neuve que l’on peut faire tourner et qui permet de voir à 360°. D’un coût de 14 000€ (installation comprise), ce modèle encore inédit dans la ville trône en haut d’un lampadaire de la Place de la Liberté, de quoi observer les quais du tram (qui étaient déjà surveillés), l’entrée du Boulevard Jean Royer, les abords de l’école (ça tombe bien, des parents se sont plaints d’incivilités avec des voitures mal garées) ou encore une partie de l’Avenue de Grammont. En bonus, les agents en poste au Centre de Supervision Urbain installé près du Château de Tours peuvent zoomer jusqu’à 300m. Utile en cas de manif…

Avec cette caméra supplémentaire, la ville de Tours compte désormais un parc de 108 « yeux » sur la voie publique, 340 si l’on ajoute les caméras du réseau Fil Bleu ou celles des bâtiments publics. C’est deux fois plus qu’en 2014, au moment du début du mandat de l’équipe Babary-Bouchet. Rien que pour cette année 2018, 23 nouvelles installations ont été enregistrées, 5 de plus que prévu.

Police municipale : 5 agents de plus en 2019

Dans ce domaine, la municipalité réussit donc à aller vite… et ne compte pas s’arrêter : 200 000€ sont encore prévus pour planter de nouvelles machines en 2019, un budget constant. Tout ça ? « Les caméras ne sont pas l’alpha et l’oméga de la politique de sécurité mais c’est un outil indispensable pour comprendre ce qu’il se passe dans la ville » assure le maire Christophe Bouchet qui emploie 12 personnes pour scruter les écrans toute la journée.

Et il y a du boulot : la crèche Leccia, la Place Coty, le Forum Méliès (CinéLoire), le Centre Aquatique du Lac et le Carrefour de Verdun seront aussi filmés H24 à partir de l’an prochain. Un réseau au service de la police nationale qui a demandé des images à 320 reprises depuis janvier (presque une fois par jour). 150 requêtes avaient été déposées en 2017, seulement 34 en 2014.

En parallèle de la densification du stock de caméras de surveillance, la mairie compte recruter 5 agents supplémentaires pour sa police municipale afin d’atteindre un groupe de 95 femmes et hommes. A pied, à cheval, en vélo ou en voiture mais plus en moto (cette brigade-là a été supprimée). Par ailleurs, comme nous l’avions écrit en octobre, il n’est plus du tout question de faire déménager tout le monde dans la caserne Chassagne du Boulevard Wagner pour créer un poste central de sécurité avec les pompiers. La préfète a dit non parce que le bâtiment est en zone inondable. Les locaux du Château de Tours resteront donc le camp de base des policiers municipaux. Le service des objets trouvés y sera même transféré au 1er semestre.

Olivier Collet

A noter que la mairie refuse pour l’instant de communiquer une tendance sur la sécurité dans la ville en 2018. De premiers chiffres pourraient tout de même être dévoilés lors des vœux du mois de janvier 2019.