Tours

Quelle place pour les vélos sur la future Avenue de Grammont ?

Le maire de Tours a répondu lundi soir.

Il y a quelques jours, nous dévoilions le projet de la ville de Tours pour rénover le haut de l’Avenue de Grammont en 2019. La municipalité compte investir 1,7 million d’euros pour rendre ses commerces plus attractifs et inciter un peu plus à s’y balader. Le chantier doit durer une dizaine de mois si l’on inclut toutes ses phases, avec une réorganisation du stationnement (fini les places en épi), l’aménagement d’ilots de verdure et la pose d’un nouveau revêtement plus coloré sur les trottoirs, dans l’esprit de celui qui a été mis en place Rue Nationale.

Dès la publication de notre article, des usagers de cette avenue centrale de la ville - reliant la Place Jean Jaurès au Carrefour de Verdun puis à la Bergeonnerie - ont déploré le manque de place faite aux vélos en se référant aux visuels qui précisaient l’espace alloué aux voies de bus, celui dédié à la circulation automobile mais rien pour les deux-roues non motorisés.

Lors du conseil métropolitain de ce lundi soir aux Deux-Lions, l’écologiste Emmanuel Denis a interpellé le maire de Tours Christophe Bouchet sur ce sujet : « si on ne profite pas de ces travaux pour créer une première voie express vélo à Tours on va devoir y revenir derrière au risque de rater le coche. Ce serait pourtant essentiel pour permettre des temps de parcours intéressants à vélo afin d’offrir une concurrence avec les autres transports en commun ou la voiture. »

Christophe Bouchet a répondu, en expliquant que c’était simplement un oubli sur les images de synthèse du programme : « lors des réunions publiques avec les commerçants et les riverains, il a été question de la cohabitation avec les piétons et les vélos. On est en train de regarder où on va mettre cette voie dédiée en fonction des terrasses des restaurants. »

Le maire de Tours a par ailleurs promis plus de détails sur le plan vélo de Tours Métropole dès le 21 janvier, avec la présentation d’une carte sur les itinéraires dédiés aux circulations douces. Elle sera accompagnée d’un chiffrage des travaux « afin que l’on puisse avoir les premières priorités car une passerelle sur le Cher c’est 3 millions d’euros, 5 millions d’euros pour une passerelle sur la Loire. Et il y a une vingtaine de franchissements de cours d’eau ou de voies SNCF à envisager » a conclu l’élu.