Tours

Les travaux du haut de la Tranchée débuteront en 2021

Pour construire un parking, une nouvelle école et des logements.

C’est la prochaine opération de grande envergure à Tours Nord : d’ici 2027 (soit deux ans plus tard que l'échéance initialement annoncée), le haut de la Tranchée – toute la zone située derrière l’ancienne mairie de la commune de Saint-Symphorien, au niveau du rond-point du tram – doit être reconfigurée. Actuellement, il y a un parking relais, une école Victor Hugo vieillissante et l’ancien bâtiment de la mairie qui n’est plus utilisé. Dans les prochaines années, la ville veut construire un parking sur plusieurs étages – avec le même nombre de places qu’aujourd’hui – reconstruire l’école aux 7 classes pour démolir l’établissement actuel et aménager des appartements.

Le périmètre de l'opération

Annoncés en septembre 2017, les plans ont été précisés ce vendredi en attendant une discussion détaillée lundi 10 décembre en conseil municipal… A la suite de l’appel d’offres lancé par la ville, 3 dossiers ont été examinés : celui de Nexity, celui de Bouygues et celui d’Icade. C’est le troisième qui a été retenu, le promoteur garantissant une redevance de 6,3 millions d’euros contre 1 et 2 millions pour les deux autres propositions. On notera que le choix est le même que pour le grand projet de rénovation des Halles, également à la charge d’Icade.

Pour l’instant, on n’en sait pas beaucoup plus, on n’a pas de plan par exemple. En 2019, un urbaniste sera nommé pour coordonner le projet, les démarches administratives se poursuivront en 2020 et les travaux devraient débuter en 2021 pour durer 5 à 6 ans. Dans un premier temps, le parking « silo » de 180 places avec abri vélo remplacera l’actuel parking relais et Icade construira la nouvelle école Victor Hugo. Une fois que cette première phase sera achevée – en 2022 – place à la construction de 24 000m² de logements et services (commerces, professionnels de santé...).

Petit détail qui compte : le séquoïa remarquable qui se trouve dans le périmètre du chantier sera conservé en l’état (la préservation des arbres est un sujet sensible, les abattages étant souvent très critiqués, comme ceux envisagés pour faire passer le tram Boulevard Béranger).

Quant à l’ancienne mairie, démolition ? rénovation ? Pour l’instant la ville n’a pas tranché sur son avenir. « On sait qu’il y a de l’amaiante » explique Danielle Ngo Ngii, conseillère municipale en charge des grands projets urbains. Autrement dit, s’occuper du bâtiment pourrait coûter assez cher.

Olivier Collet