Tours

[#RE-MIAM] Et si on retournait à L'Escapade ?

Un restaurant séduisant Rue Colbert.

Vous connaissez sans doute déjà notre rubrique #MIAM essentiellement consacrée aux nouveaux restaurants tourangeaux, ou à l'actualité gastronomique du département. Quand on découvre une table, en général, on s'y rend peu de temps après l'ouverture. Mais qu'est-ce qu'il se passe après ? Est-ce toujours aussi bon, ou pas ? La cuisine (et les prix) ont-ils évolué ?

Parce que le monde de la restauration est en perpétuel mouvement, et que l'on est toujours plus exigeant lors d'une nouvelle visite, régulièrement, nous vous proposerons une seconde critique dans des restaurants que nous avons testés quelques mois plus tôt. Des endroits où l'on a eu envie de revenir... pour le meilleur ?

La dernière fois que l'on avait poussé la porte de L'Escapade c'était à l'été 2017. Pas une nouveauté, déjà une table reconnue. Ce jour-là, on avait été agréablement surpris par la mousse de persil du dessert ou le boeuf accompagné de passion. Curieux de voir ce que le chef avait à proposer pour l'automne, on a une nouvelle fois commandé un menu entrée-plat-dessert le midi (21€, prix inchangé).

En attendant le 1er service, on nous apporte du poulpe. N'étant de base pas fan de cette bestiole, on ne peut pas juger mais notre partenaire du jour a apprécié, et c'est un amateur. On a plus de choses à dire sur la soupe de chou-fleur caramélisé avec son gravlax de poisson aux herbes. Intéressant d'apporter ce petit goût sucré-salé au chou-fleur qui n'est pas toujours simple à marier. Personnellement, on a l'habitude de le manger avec de la viande et le voir là avec du poisson apporte une fraîcheur bienvenue dans une entrée que l'on aurait peut-être aimée un soupçon plus relevée mais qui réussit parfaitement son rôle en début de repas via une recette de saison recherchée.

Autre association inhabituelle mais finalement loin d'être illogique : le poisson avec la betterave. L'Escapade ose ça avec un dos de lieu noir que l'on nous sert en plat, la sauce rouge foncé se confondant avec le noir de l'assiette. Un plat copieux, dans lequel les saveurs sont harmonieuses, et dans lequel on retrouve également quelques légumes et un jus de baies rouges.

Pour conclure, on louchait sur le puits croquant d'ananas avec coriande et chantilly poivrée, mais finalement on a commandé le crèmeux de butternut au chocolat ivoire avec mousse marron et huile de patate douce. A première vue, ce dessert pourrait rebuter celles et ceux qui n'accrochent pas avec le sucré-salé. En vérité, la douceur de la butternut accompagne bien celle du marron (d'ailleurs la mousse n'est pas trop sucrée, ce qui est très bien vu). L'huile de patate douce apporte le liant, tandis que le chocolat se charge de la gourmandise sans prendre le dessus (on en aurait juste aimé un peu plus pour faire la balance des textures).

Avec un verre de vin blanc bien frais à un prix raisonnable (5€), voilà un déjeuner complet qui déstabilise les acquis culinaires en douceur avec un service souriant et rapide. A noter : pour la bière, vous pourrez goûter les mousses locales de la MBT tourangelle, le soir le repas complet est à 36€ (42 avec le fromage) et depuis octobre l'établissement organise régulièrement des dîners mets et vins autour de régions viticoles comme la Bourgogne ou le Rhône. Infos sur sa page Facebook.