Tours

Tramway : la deuxième ligne passera par le boulevard Béranger à Tours

Le choix a été pris par les élus de la ville de Tours.

Les élus de la ville de Tours étaient réunis en commission générale ce lundi soir pour acter le tracé de la deuxième ligne de tramway. Après plus de 3h de débat, le choix s'est finalement porté sur le boulevard Béranger.

53 élus présents, 35 votes pour le boulevard Béranger, 15 pour le boulevard Royer, 2 abstentions (élus du Rassemblement National) et 5 élus de prenant pas part au vote. Voilà ce qu'il faut retenir des résultats du vote des élus de la ville de Tours concernant le tracé de la deuxième ligne de tramway. Un choix qui s'est déroulé après plus de trois heures de débat.

A l'issue de celui-ci Christophe Bouchet le maire de Tours évoquait "des échanges riches et transpartisans, chacun évoquant ses priorités sur ce que devait être le projet tout en étant d'accord sur les grands axes, comme la réduction en douceur de la place de la voiture en ville".

Dans les rangs de l'opposition, les Démocrates (LREM) n'ont pas pris part au vote, avançant notamment des informations insuffisantes pour choisir. « Les documents présentés sont trop légers pour que nous puissions avoir un débat sérieux » s'est ainsi exprimé Nicolas Gautreau, rejoint par Pierre Commandeur qui regrettait notamment "l'absence des études d'impact sur les arbres du boulevard Béranger".

Les arbres du boulevard Béranger, un des arguments de ceux qui militaient pour un passage par le boulevard Royer. Pourtant Christophe Bouchet l'a réaffirmé « seuls les 35 arbres en double rangée seront impactés ». Et d'autres élus de rappeler que le passage par Jean Royer aurait entraîné la suppression de 60 arbres. Pour le maire de Tours, le passage par Béranger relève de l'évidence. "Je n'étais pas pour la ligne 1 mais aujourd'hui c'est une réussite, hors mis quelques points comme l'avenue Maginot. Faire passer la deuxième ligne par Royer aurait conduit à refaire comme sur Maginot avec en plus douze intersections doubles sur 1,2 km à prendre en compte. Cela aurait été la mort assurée des quartiers voisins". Et le maire de Tours d'affirmer au sujet du boulevard Béranger : "demain ce sera une des plus belles avenues de Tours".

Une position sur le boulevard Royer sur laquelle l'élu écologiste Emmanuel Denis est également d'accord "tous les arguments sont en faveur de Béranger. On sait qu’un passage pour Jean Royer ça fera l’Avenue Maginot en pire avec en plus une rupture de charge pour les trajets La Riche-Gare de Tours ou Chambray-Gare de Tours. Ça ne marchera pas, tous les techniciens le disent. On sait aussi que les arbres seront conservés sur le tracé via Béranger qui permettra par ailleurs de désengorger les Halles".

C'est donc un passage par Béranger puis par le boulevard Heurteloup avant de rejoindre la ligne 1 à la gare que les élus de la ville ont acté. Un choix logique à l'échelle de l'agglomération, celui-ci entraînant moins de ruptures de charges pour les voyageurs venant de Chambray ou La Riche à destination du centre-ville et permettant de créer un hub au niveau de la gare de Tours, comme pôle multimodal. Un choix qui reste d'ailleurs à valider à la Métropole (qui pilote le projet) en décembre prochain. La suite ce sera deux ans d'études approfondies avant une enquête publique prévue en 2021 et une mise en service programmée en 2025 mais que le maire de Tours aimerait bien raccourcir a-t-il par ailleurs déclaré.

Relire également sur 37° : Tramway, l'heure du choix