Tours

Marionnettes géantes, rock touareg, mode malgache et Prix Goncourt au festival Plumes d’Afrique

Un programme culturel intense jusqu’au 12 décembre, souvent gratuit.

On va voyager pendant un mois de St Branchs à Antananarivo, de Joué-lès-Tours au Cap, de Dakar à St-Pierre-des-Corps… Organisé par le réseau Afrique 37 (qui regroupe les associations tourangelles menant des programmes de coopération avec l’Afrique comme – par exemple – Touraine Madagascar), le festival Plumes d’Afrique vient d’entamer sa 8ème édition avec un programme aussi riche que le sont les cultures africaines, mixant conférences, musique, littérature, théâtre, cinéma, mode, contes… On vous a fait une sélection forcément réduite des événements proposés, et on ne peut que vous encourager à aller plus loin pour faire encore d’autres découvertes…

 

  • Les Grandes Personnes d’Afrique

Ce sont des marionnettes – les plus grandes font 4 mètres – accompagnées de musiciens au balafon et au djembé. Inspirées de la culture du Burkina Faso, elles existent depuis 1998 et sont de retour pour parcourir la Touraine, dans toutes les communes qui accueillent le festival. On les verra par exemple avec chants et danses vendredi 16 à 10 au collège et au marché de Ste-Maure-de-Touraine, au marché de Monts ce samedi 17, dans les écoles de St Branchs à 16h le 20 novembre ou encore sur le marché du Sanitas à Tours dans la matinée du 30 novembre.

 

Confection de masques et marionnettes le 19 novembre de 14h à 16h au centre social Pluriel(le)s au Sanita,s et les après-midis du 1er et 2 décembre à l’Espace Malraux de Joué.

 

  • Du jazz sud-africain

Vous ne connaissez pas ? C’est donc l’occasion de découvrir, à la Grange Théâtre de Vaugarni avec Sam Tshabalala et son groupe ce dimanche 18 à 16h30 (tarifs de 10 à 13€). Ils interpréteront des standards des années 60.

 

  • Du rock touareg

On n’est pas au bout de nos surprises avec Plumes d’Afrique : le vendredi 23 à 20h, le Temps Machine de Joué part pour le Maroc avec Imarhan pour le rock disco touareg, mais aussi Damily pour de la musique malgache. Du rythme, du rythme et encore du rythme pour cette soirée gratuite.

 

Et le 24 novembre, scène ouverte slam dès 16h au Temps Machine. Du slam également le 28 novembre à la Maison des Etudiants de Tours à 20h

 

  • Un duo français / langue des signes

« Sous prétexte de nous présenter un conte africain, écrit suite à leur retour d’un voyage au Sénégal, et traduit en langue des signes, deux collègues bibliothécaires, l’une sourde, l’autre entendante, nous livrent leurs visions de l’Afrique » le 23 à 20h30 à la Médiathèque d’Amboise, (résa indispensable au 02 47 23 47 34) et le 24 à 20h30 à la salle des fêtes de Jaulnay (8 à 10€).

 

  • Contes malgaches

Plumes d’Afrique parle aussi aux enfants avec plusieurs rendez-vous dont un orchestré par l’invité d’honneur, le malgache Jean-Luc Raharimanana, parrain de cette 8ème édition. Il revisitera les contes de la Grande Île à 20h le 16 novembre salle Les Wagons à St Branchs. Autre rendez-vous « contes » le lendemain samedi à la bibliothèque du centre-ville de Chinon.

 

  • Un Prix Goncourt à Joué-lès-Tours

Le 1er et le 2 décembre, Plumes d’Afrique prend possession de l’Espace Malraux avec, notamment, la venue du Prix Goncourt 1992 Patrick Chamoiseau : « Issu d’un peuple créé par la traite négrière, l’auteur dépasse l’Histoire pour construire une humanité attentive à toutes les manières d’être au monde, c’est ainsi qu’il a commis ce manifeste pour le Droit poétique d’aller-venir et de dévirer de par (tous) les rives. Une parole essentielle dans cette période agitée par la question de la migration. 

 

  • La mode à Madagascar

Le 7 décembre à 19h à la Médiathèque de Joué-lès-Tours, Mialy Seheno, créatrice de mode d’origine malgache, présentera sa marque fondée en 2004 et qui travaille les matières produites sur l’île de l’Océan Indien et la soie lyonnaise.

Capture d'écran du site de Mialy Seheno

 

  • Mécaniciennes au Burkina Faso

« Bien décidées à devenir mécaniciennes, Bintou, Chantal et Dina apprennent le métier à Ouagadougou. Au programme ? Etincelles sous le capot, mains dans le cambouis et surtout, bouleversements joyeux des préjugés : aucun métier ne devrait être interdit aux femmes ! Quoi ?! Des nanas qui font de la mécanique ?! Impossible (n’est pas OUAGA) ! » : pitch du film Ouaga Girls à voir ABSOLUMENT le 25 novembre à 16h Salle Patrice Leconte à Ste Maure (entrée 5€50) et le 28 à 20h30 au Majestic de Richelieu (6€).

 

Tous les détails sur le site de Plumes d'Afrique.

 

Photo de Une : Les Grandes Personnes