Tours

Les petits secrets de la grippe racontés à Tours

En attendant que le virus fasse son retour en Indre-et-Loire…

Les températures ont baissé ces derniers jours et vous avez peut-être pris un bon coup de froid. Vous toussez, vous éternuez, mais ça ne veut pas dire que vous avez la grippe : « souvent ce qu’on appelle les syndromes grippaux – fièvre, courbatures – sont une conséquence de plusieurs types de virus » explique Zoha Maakaroun, pédiatre, infectiologue et directrice du centre de vaccination de la Rue Jehan Fouquet à Tours (près du Boulevard Béranger).

« Une vraie grippe c’est une grosse fièvre avec des courbatures et une toux. On est souvent très fatigué pendant quelques jours au point de ne pas pouvoir sortir du lit » poursuit le médecin. Pour bien reconnaître la grippe et tout savoir sur ce virus qui revient chaque année et a entraîné pas moins de 13 000 décès et 75 000 passages aux urgences dans l’hiver 2017-2018, elle interviendra lors d’une conférence sur la grippe d’hier à aujourd’hui prévue le 8 novembre à 18h30 dans le cadre du cycle des Jeudis de la Santé de Tours à l’Hôtel de Ville (c’est gratuit).

« L’objectif c’est d’informer sur la grippe, de reprendre l’histoire de la maladie et des changements du virus mais aussi de parler de la protection vaccinale » explique Zoha Maakaroun. « Souvent, on pense à la grippe quand il fait mauvaise ce qui n’a pas trop été le cas jusque-là mais comme cela change on s’attend à un pic de vaccination » prédit la spécialiste du CHU qui encourage d’ailleurs femmes enceintes ou personnes de plus de 65 ans à faire la piqûre rapidement : « si on se vaccine tard, comme l’incubation de la grippe est courte, le vaccin n’a pas le temps d’agir. »

Se vacciner contre la grippe n’est pas forcément la garantie d’un hiver sans problèmes… car le virus évolue chaque année : « quand ce sont des changements mineurs l’épidémie est là, on parle de pandémie en cas de changements majeurs. Tout dépend de ses mutations mais aussi de la couverture vaccinale. Si une année le virus change beaucoup et que peu de gens se vaccinent, l’épidémie sera importante » note Zoha Maakaroun.

« Le vaccin protège contre les souches présentes à l’intérieur. Donc si ces souches ne sont pas présentes dans le vaccin on peut attraper la grippe. Ça évite tout de même les grippes graves. Par ailleurs, cette année, le vaccin a changé : dedans il y a quatre souches différentes de grippe pour couvrir la majorité des virus circulants » conclut la professionnelle de santé. Ce vaccin, qui pourra être dispensé l’an prochain en pharmacie en Touraine, se fait actuellement chez le médecin ou au centre de vaccination du CHU. La campagne a commencé.