Tours

TER Tours-Loches : les grands travaux c’est pour bientôt

Avec une suppression des trains pendant plusieurs semaines en 2019.

Il y a tout juste un mois, le président de la région Centre-Val de Loire a été voir la ministre des transports pour lui parler de ses TER et notamment de la ligne Tours-Loches, cet axe aux rails vieillissants et aux retards fréquents que beaucoup disent menacé si rien ne bouge. François Bonneau espérait obtenir un engagement ferme du gouvernement, c’est-à-dire qu’il débloque des fonds pour financer les gros travaux nécessaires pour faire baisser le temps de parcours (1h actuellement). L’Etat n’a pas répondu.

Le problème c’est que les échéances approchent : sans travaux, il faudrait faire ralentir les TER dès le début de l’année 2019 ce qui mettrait le terminus lochois à 1h25 de la Métropole. Impossible pour la région qui craignait de voir les trains se vide… elle prend donc à sa charge 3,9 millions d’€ de chantier pour rénover les voies et changer 10 500 traverses (les bouts de bois entre les rails). Ces chantiers sont prévus de mars à mai 2019 avec deux semaines sans aucun trafic le midi pendant la deuxième quinzaine de mars puis aucun train du 31 mars au 28 avril (travaux nocturnes sans impact sur le trafic en mai). Pendant cette période, tous les TER supprimés seront remplacés par des bus (qui mettent à peu près le même temps).

Un débat à venir sur le maintien des gares intermédiaires

Ces travaux du printemps 2019 « devraient légèrement améliorer le temps de parcours des trains » nous explique la conseillère régionale tourangelle Cathy Munsch-Masset. Mais ce ne sera pas suffisant. Au total, l’élue chiffre à 39 millions l’investissement nécessaire pour rendre le train plus compétitif entre Tours et Loches : « la région tiendra ses engagements de financer la moitié de l'enveloppe mais nous attendons l’aval de l’Etat pour la deuxième partie du financement » ajoute Cathy Munsch-Masset qui fait un appel du pied aux parlementaires tourangeaux qui examinent le budget 2019 en ce moment (surtout la députée du Lochois Sophie Auconie) : « c’est une occasion à saisir pour que l’Etat respecte son engagement. »

Si ça se passe comme ça, de nouveaux travaux pourraient avoir lieu entre 2020 et 2025 « pour maintenir la ligne et augmenter ses performances, c'est-à-dire pour gagner 5-10 minutes et mettre plus de trains dans la journée .On parle même de la mise en place de TER à batteries électrique,s ce qui serait une première.

Un autre débat s’ouvrira alors : tous les arrêts sont-ils indispensables ou certains peuvent-ils être supprimés pour gagner encore du temps ? « Nous aurons des échanges avec les collectivités locales. Si ça se justifie ce n’est pas exclu mais l’idée n’est pas de faire un ‘TGV Tours-Loches’ » conclut Cathy Munsch-Masset.