Tours

Une salle Imax au cinéma de Tours Nord : à quoi faut-il s’attendre ?

Son écran est aussi haut qu’un immeuble de 5 étages.

Les élus tourangeaux aiment souvent dire qu’ils ont pour objectif de hisser l’agglomération dans le club des 15 grandes villes françaises qui comptent. Pour une fois, c’est le cas : Tours dispose à partir de ce mercredi 3 octobre de la 13ème salle Imax de France, du nom de cette technologie américaine qui permet de voir des films en immersion totale avec image hyper nette, son à 360° et contrastes renforcés… Le genre d’images qu’on voit au Futuroscope ou à la Géode de Paris.

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Première salle du genre en Centre-Val de Loire, elle a été aménagée au CinéLoire de Tours Nord qui ouvre ses portes cette semaine à Vaucanson. Avec un tel équipement, le groupe Davoine – exploitant du multiplexe de 9 salles et 2 000 fauteuils – frappe un grand coup puisqu’il est le seul à disposer de la technologie en Centre-Val de Loire, de quoi attirer des spectatrices et spectateurs de toute l’Indre-et-Loire voire des départements limitrophes lors de sorties événements, et ce malgré un surcoût de 5€ qui fait grimper le prix de la place à 15€20 au tarif plein (11€60 pour les films projetés en matinée, 10€ pour les moins de 16 ans).

Pour concevoir sa salle Imax, le CinéLoire a été suivi de très près par les architectes de la franchise qui ont « vérifié l’emplacement des enceintes au centimètre près » confie Romain Davoine, du groupe CinéAlpes. Ces fameuses enceintes, elles balancent un son d’une qualité assez incroyable, au point de faire trembler les sièges et le sol lors du décollage d’une navette à l’écran ce qui fait son petit effet. L’écran – aussi long qu’un bus accordéon et haut comme un immeuble de 5 étages – fait presque 200m² et même au 1er rang on nous promet que l’on y voit très bien : « certains fans ne viennent que pour être sur les premières rangées » nous assure-t-on.

Une image et un son inégalés à Tours

Afin de répondre aux exigences d’Imax, les fauteuils de la salle tourangelle ne sont pas rouges mais noirs (pour un meilleur contraste), en plus de porte-gobelets ils sont équipés d’accoudoirs rembourrés, on peut les incliner et y brancher son téléphone pour le recharger (en espérant que ça n’incite pas à l’allumer pendant le film…). Les presque 400 places de la salle (dont une dizaine pour les personnes à mobilité réduite) sont disposées en gradins afin de limiter l’effet « grande tête » qui peut gâcher la visibilité.

Alors est-ce que l’effet fonctionne ? Il faut bien reconnaître que oui, le regard est capté, immergé dans l’écran comme rarement et on vit certaines scènes plus qu’on ne les regarde. Ajoutez à cela de la 3D et des scènes de films d’action deviennent carrément explosives… Quant au son, non compressé, il permet aussi de se transporter assez loin pour des effets « waouh ! » ou plus naturels.

Ryan Gosling et Freddy Mercury dans les prochaines semaines

Pour cette première semaine d’exploitation, le CinéLoire proposera deux films en Imax, sans surcoût : La Nonne et En eaux troubles. Suivra Venom à partir du 10 octobre et le très attendu First Man : le premier homme sur la Lune de Damien Chazelle (La La Land) avec Ryan Gosling et Claire Foy le 17 octobre. D’ici la fin de l’année, on pourra également voir « un nouveau film Imax toutes les deux semaines » dont Les Animaux fantastiques ou Bohemian Rapsody, film autour du leader de Queen Freddy Mercury. A noter : certaines seront en VO et le directeur Julien Marignet n’exclut pas la possibilité de séances cultes (Star Wars ou Dunkerque) en fonction de la demande.

Et les films français en Imax ? Même si 40% de la programmation du cinéma de Tours Nord doit être composée de films produits dans l’hexagone, peu seront diffusés dans la grande salle car ils sont relativement rares… On pourra tout de même citer Taxi 5 qui a utilisé ce procédé.

Concluons sans omettre que cette salle Imax crée une nouvelle concurrence dans le milieu du cinéma tourangeau. Le CGR des Deux-Lions s’y prépare en construisant une nouvelle salle LightVibes (sa technologie également très poussée), en faisant des promos et en rénovant son hall. En centre-ville, les Studio ont aussi en phase de rénovation et croisent les doigts pour pouvoir continuer à proposer les films art et essai porteurs dès la semaine de leur sortie (First Man, Les Frères Sisters…). En face, le CinéLoire assure qu’il respectera les accords qu’il a signés en 2013, par exemple en ne prévoyant pas de projet de film comme Dilili à Paris attendu pour le 10 octobre.

Olivier Coillet / Photos : Alexis Mercier