Tours

Plusieurs rues et places vont changer de nom à Tours

Dont une Avenue qui pose particulièrement problème...

Une Avenue de Tours au nom d’un homme accusé d’avoir collaboré avec les Allemands pendant la seconde guerre mondiale ? Oui, ça existe : c’est l’Avenue Charles-Bedaux dans le quartier du Menneton. D’ici peu, ce sera terminé... Ce lundi soir, conscient du mauvais symbole véhiculé par cette dénomination, le conseil municipal de la ville a acté sa débaptisation et adopté un nouveau nom : Avenue Thérèse Voisin, du nom d’une résistante née en 1918 et décédée en 2008. Résidant Rue Henri Martin elle avait été arrêtée le 5 avril 1943 et déportée au camp de Ravensbrück avant d’être heureusement rapatriée en France en mai 1945.

L’honneur est donc sauf, et en prime Tours honore une femme, alors que seules 3% de ses rues, avenues et boulevards portent le nom de personnalités féminines ce qui est souvent dénoncé par les associations féministes. La ville assure que cette proportion est vouée à évoluer prochainement. Néanmoins, parmi les 4 autres dénominations adoptées par les élus ce 1er octobre, aucune ne met en avant de femme et il y a même deux hommes en plus à se voir distingués. Cela dit, dans l’avenir, l’école en construction aux Deux-Lions portera le nom d’une femme ainsi qu’une autre rue.

Voici le détail des autres décisions, les premières dans ce domaine depuis le début de mandat de l’actuelle majorité en 2014 :

- A Velpeau, le Jardin Velpeau devient le Square Salancy, du nom d’une marque de parfumerie tourangelle située dans le quartier, Rue des Abeilles et Rue du Dr Fournier. Elle avait été créée en 1913.
- A Tours Nord, le parvis de la nouvelle Chapelle St Martin du quartier Monconseil devient le Parvis Abbé Gaston Pineau, fondateur de l’Entr’Aide Ouvrière (devenue désormais Entraide et Solidarité). Il a vécu de 1911 à 1998.
- Toujours à Tours Nord, la place située au croisement des rues Losserand et du Nouveau Calvaire devient la Place du Faubourg St Symphorien.
- Quartier Febvotte, la place située Rue Henri Martin à l’angle de la Rue du Chemin de Fer devient la Place Sante Vallar, un mosaïste né en 1893 et mort en 1951. Son atelier et son domicile étaient situés dans le quartier. Les caves de ses ateliers ont servi d’abri pendant la seconde guerre mondiale pour protéger les habitants du secteur pendant les bombardements.

A noter que le changement de nom de la Rue Nationale n’est plus à l’ordre du jour (le maire avait un temps proposé d’en faire une Rue Balzac). Par ailleurs, il n’est pas prévu pour l’instant de nommer un axe ou un habitant en hommage à l’ancien maire de Tours Jean Germain.