Tours

TOURS : Etude en cours pour améliorer le stationnement payant

Les plaintes se sont enchaînées, la mairie réagit.

Depuis le début de l’année, le système de stationnement payant a changé à Tours : se garer en centre-ville est limité à 2h, mais on peut renouveler son ticket toutes les deux heures en retournant à l’horodateur ou en utilisant l’application Whoosh. Autre évolution : ce ne sont plus des agents de la ville mais des salariés privés qui vérifient que les automobilistes ont sorti leur portefeuille. Objectif : faire gimper le taux de paiement qui était auparavant de 30%. Et ça marche : la ville assure qu'on est aujourd'hui à 80% de gens qui respectent la règle.

Cela dit, ces contrôles très réguliers agacent comme l’a rapporté l’élu EELV Emmanuel Denis lors du conseil municipal de ce lundi soir : « quand on discute avec la population et les commerçants les contrôles sont raides voire totalement inflexibles, presque à l’extrême. Certains vont à l’horodateur et quand ils reviennent le salarié d’SAGS leur a déjà mis un FPS (amende de 25€, ramenée à 20€ si payée dans les 48h, ndlr). »

Le conseiller municipal poursuit : « on aurait pu penser qu’avec le temps il y aurait eu de la flexibilité mais ce n’est pas le cas et on pourrait assimiler cela à du racket. »

Le maire de Tours Christophe Bouchet a répondu reconnaissant que la problématique était « sensible ». Cependant, selon lui, il n’y a pas de « traque » des automobilistes. Néanmoins, ses services ayant reçu de nombreuses critiques (y compris des menaces de mort suite auxquelles la ville a déposé plainte), l’élu a demandé une « étude précise sur les raisons réelles des mécontentements et comment on peut y remédier. »

A noter que selon Christophe Bouchet, les commerçants valident le nouveau modèle de stationnement payant car il y a désormais de la place dans les rues... Peut-être, mais nous on entend aussi des boutiques qui se plaignent d’une baisse de fréquentation. Et régulièrement. Afin de contenter un maximum de monde, le maire promet des « aménagements » si l’enquête en cours estime que le système n’est pas abouti. La question de la création d’un créneau de gratuité (15-30 minutes) est notamment évoquée.

De son côté Olivier Lebreton reconnait aussi que les machines restent compliquées d’utilisation malgré une mise à jour pour la simplfiier. Il assure aussi que certaines personnes disent revenir en ville spécifiquement parce qu’il y a de la place. Il promet des conclusions à la fin du mois pour évaluer l’efficacité du système. Etr d’ajouter : « quand on va à la boulangerie on paie à chaque fois, le stationnement c’est pareil. »