Tours

Un grand plan de 20,5 millions d’euros pour rendre Tours accessible

Le calendrier doit être établi ce lundi en Conseil Municipal.

Il y a seulement quelques jours, l’Association des Paralysés de France alertait sur le manque d’accessibilité des bâtiments destinés à recevoir du public (commerces, écoles, administrations…) et ce malgré la loi de 2005 qui oblige les sites à prévoir des aménagements pour les personnes à mobilité réduite (fauteuil roulant, poussette ou déambulateur).

Si elle n’est pas compétente pour les boutiques ou les services publics qui ne sont pas de son ressort (sites des impôts, assurance maladie…), la ville de Tours a tout de même beaucoup de travail à mener pour respecter la législation. Clairement, elle a du retard dans ce domaine et doit donc le rattraper.

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A partir de 2019, la mairie va donc engager progressivement des travaux dans le cadre d’un plan sur 9 ans « validé par les associations » explique l’adjoint au maire en charge du handicap, Edouard De Germay. « La première période sera consacrée à la mise en accessibilité des locaux dédiés à la petite enfance car c’est là que nous avons les plus grands besoins » poursuit l’élu en évoquant les crèches, mais aussi les écoles.

Pendant les trois prochaines années, 34 lieux seront mis aux dernières normes avant une seconde phase pour rendre accessibles 43 bâtiments supplémentaires d’ici 2025. Enfin, avant 2028, la ville s’engage – y compris auprès de la préfecture d’Indre-et-Loire – à équiper 120 autres sites dont elle est propriétaire. Parmi les travaux à mener : l’installation d’ascenseurs ou de rampes inclinées.

En moins de dix ans, près de 200 adresses tourangelles vont bénéficier de chantiers de rénovation sur les 330 bâtiments municipaux (certains sont déjà accessibles). La première phase coûtera 3,6 millions d’euros, 3,2 millions pour la deuxième phase et enfin 13 millions d’euros pour la dernière soit un total de 20,5 millions d’euros (à noter que la liste des opérations prévue en 2019 n’est pas encore connue).

Edouard De Germay et le maire Christophe Bouchet mettent l’accent sur leur effort : « on va consacrer 1 million d’euros par an à l’accessibilité contre 100 000€ aujourd’hui. » Néanmoins, on peut trouver le calendrier bien large, forcément trop long pour les personnes qui galèrent au quotidien. Selon la ville ce laps de temps s’explique par ses contraintes financières et notamment les dettes importantes qu’elle doit rembourser dans les prochaines années.