Tours

Fortes impressions au 2ème Festival du Cirque de Tours

Les spectacles s'enchaînent tout le week-end.

Alain Frère du Festival du Cirque de Monaco, Emillien Bouglione venu du cirque du même nom... Il y a du beau monde cette année dans le jury du 2ème Festival International du Cirque de Tours, organisé tout le week-end sur le site de la Gloriette (Info Tours et 37 degrés y figurent également). Vendredi soir, ses 75 membres devaient désigner les numéros les plus forts présentés sur la piste du "plus grand chapiteau d'Europe", globalement bien rempli pour cette première représentation publique de l'édition 2018 (il y en a deux autres ce samedi à 17h30 et 20h30, et 3 dimanche).

Au fil de la soirée, on a donc été impressionnés, émus, amusés mais aussi un peu circonspects.

En ouverture, le trampoline mural de Trampo Wall amuse avec sa chorégraphie inspirée du film La La Land mais derrière le dresseur de rats Gunter Sackman produit un numéro particulièrement gênant, pratiquement sans aucune émotion. Suivent les échelles libres de Wolf Family et cette danse en partie suspendue avec un accessoire délicat avant la première grande impression de la soirée : Alexander Lichner sur son trapèze. L'Espagnol vole sans filet dans le ciel du chapiteau dans une prestation lumineuse et enlevée.

Après cela arrivent les chiens de l'Allemande Rosi Hochegger (amusants) puis le premier numéro chinois du spectacle (le pays est invité d'honneur) : le saisissant Shuangjian Zhao, équilibriste... Il s'envole littéralement, avec une souplesse qui semble infinie (grand écart à plusieurs mètres du sol entre deux longues tiges de surcroît inclinées qui reposent sur leur socle fragile) : magistral, estomaquant !

On passera sur les prestations des clowns Frisco & André, toutes sincèrement inutiles, pour s'intéresser de près à la roue de la mort des Italiens de Duo Shock qui tournent sur leur structure infernale avec de sacrés sauts périlleux... Pas forcément grandiose mais une performance marquante qui allie vitesse et précision.

Après l'entracte, on s'envole à nouveau avec un numéro australo-argentin de trapèze qui fait lever le public tant il est technique, planant, chorégraphié et magnifié (dommage que la visibilité ne soit pas optimale). L'antipodiste Jan Navaratil enchaîne de manière amusante avant le retour de Rosi Hochegger et son cheval "comique". La représentation s'achève par deux bijoux : le Chinois Zhangh Fan en équilibre sur son fil souple et, mieux, en équilibre inversé sur une échelle elle-même posée sur le fil souple.... Incroyable !

Enfin, les Russes de la Troupe Vitaly Popov sont tout en rythme pour leur numéro de saut à bascule qui fait sourire autant qu'il nous invite à écarquiller les yeux...

Bilan : une sélection de numéros qualitative avec de réelles performances dignes des plus grands mais quelques erreurs de casting qui gâchent un peu le plaisir.

Olivier Collet

Découvrez quelques photos du spectacle par Morgan Morvan :