Tours

La fontaine Beaune-Semblançay va déménager place Châteauneuf

Un projet qui était dans les cartons depuis 2016.

C'était un projet qui avait été annoncé en juin 2016 lors du lancement du projet de rénovation de la place Châteauneuf : la ville de Tours souhaitait installer dans cette nouvelle place piétonne restaurée et pensée comme un « square à l'italienne », la fontaine Beaune-Semblançay.

Si depuis, la place Châteauneuf a effectivement connu un toilettage séduisant d'un point de vue visuel, la question du déménagement de la fontaine restait en suspend. Finalement cette dernière ira bien du côté du Vieux-Tours. C'est ce qu'a annoncé en ce début de semaine, l'adjoint au patrimoine de la ville de Tours, Jacques Chevchenko.

La fontaine Beaune-Semblançay qui date du XVIe siècle avait été installée ici en 1958 afin de faire face aux vestiges de l'ancien hôtel particulier détruit lors des bombardements de la Seconde Guerre Mondiale. Ce retour près de la rue Nationale était également un symbole puisque proche de sa première implantation en 1511 à proximité du même hôtel, sur ce qu'on appelait alors le Carroi de Beaune. Elle avait alors à la fois un rôle dans le circuit d'eau potable de la ville.

Après avoir été stockée un temps à l'abri après son retrait de son emplacement originel pour favoriser le percement de la rue Nationale, la fontaine avait ensuite déménagée en 1820 place du Grand Marché. Son installation ici se faisait en remplacement d'une fontaine précédente et afin de servir aux commerçants du marché.

Avant son prochain déménagement, la fontaine va d'abord être restaurée. En 2012, cette dernière avait en effet été détériorée. Un acte de vandalisme selon la Mairie à l'époque qui avait causé la casse de la partie haute de la pyramide qui part de sa base.

Le coût global de la restauration et du déménagement est estimé à 400 000 euros. Un montant pris en charge par la ville de Tours mais aussi par l'Etat, sans que le montant investi par ce dernier ne soit pour le moment connu.

Photo : La fontaine Beaune-Semblançay avant et après sa détérioration en 2012 (Mathieu Giua / Guillaume Metayer)