Tours

Épreuve de PACES annulée à Tours : une étudiante raconte

Elle critique l’organisation de la fac de médecine.

Ce lundi, plus de 1 300 étudiants de PACES (la première année des études de médecine) se retrouvent à Tours pour passer une seconde fois leur épreuve d’anglais, composée de 20 QCM. S’ils sont obligés de revenir, c’est que lors du précédent examen fin mai une copie a été perdue, par conséquent la direction de l’université a choisi de reconvoquer tout le monde avec un nouveau sujet obligatoire, sous peine de ne pas pouvoir valider son année.

« C’est un peu épuisant, » raconte une des étudiantes que nous avons pu rencontrer lors de ses dernières révisions. « On vient d’avoir une année, pour certains deux années. Quand on sort du concours on est soulagé, on est dans l’attente des résultats donc c’est stressant, mais il y a juste à attendre. Alors là qu’on nous dise que l’on doit repasser une épreuve, même si c’est juste l’anglais qui dure 30 minutes, ça nous oblige à nous reconcentrer » nous dit également la jeune femme.

Selon notre témoin, dans le groupe, les avis sont partagés : « ce n’est pas si dur que ça, au final il faut juste apprendre des règles de grammaire, de conjugaison et du vocabulaire médical mais mes potes sont agacés car ce n’est pas forcément la matière avec laquelle ils sont le plus à l’aise. De devoir se remettre dedans alors qu’ils avaient bien bossé partout, c’est compliqué. D’un autre côté certains sont soulagés, car ils n’avaient pas eu le temps de travailler l’anglais et là ils ont pu travailler et vont peut être rattraper leur note. » Elle craint également que le classement soit chamboulé car des élèves qui n’avaient à l’origine pas eu le temps de se pencher à fond sur la matière pour en privilégier d’autres ont cette fois pu se donner plus de moyens pour la réussir.

L’étudiante tourangelle fait donc part de son « ras le bol » et de son incompréhension sur l’erreur de la fac : « ce n’est pas normal que cette copie ait été perdue. Dans l’organisation du concours : l’épreuve se termine, on pose les stylos et tout le monde se lève. Toutes les copies sont ramassées et à la fin on émarge et on doit attendre qu’ils appellent chaque section dans lesquelles on est assis dans le parc des expos. Cette méthode leur permet de compter les copies pour être sûrs qu’il n’en manque pas une. Donc normalement, quand ils nous disent qu’on peut partir c’est qu’ils ont toutes les copies. Le jour J, on a pu partir, ça veut dire qu’ils avaient toutes les copies. Entre le jour J et où ils se sont réunis, ils ont perdu une copie et on ne sait pas comment c’est possible. »

La jeune femme estime par ailleurs qu’obliger tout le monde à repasser l’épreuve n’était pas forcément la seule solution : « il y a quelques années cette épreuve elle n’existait pas, c’est juste la deuxième année et dans plein d’autres facs, les étudiants ne l’ont pas. Ils auraient très bien pu remettre les coeff de l’année dernière et juste annuler l’épreuve. Là ça pose un problème par rapport à des étudiants qui sont à l’étranger qui doivent revenir, ils n’ont pas forcément les moyens de se payer l’aller-retour et on ne sait pas si des choses seront mises en place. » La question d’un remboursement de frais a été évoquée par la fac, sans confirmation formelle pour l’instant. 

Propos recueillis par Julie Maurice