Tours

Un jardin en haut de la rue Nationale

Un aménagement provisoire en attendant la suite...

Exit les barrières bleues-roi inaugurées fièrement l'an passé par Serge Babary et Christophe Bouchet alors adjoint au rayonnement de Tours. Ce jour-là, le haut de la rue Nationale devenait Porte de Loire, un nom inauguré et inscrit fièrement dans l'espace urbain : arrêt de tramway, palissades... la com' autour du projet franchissait un cap pour tenter de fédérer les Tourangeaux autour et affirmer la grandeur de l'entrée de ville voulue.

Depuis le mois de mars, tout ceci c'est du passé ou presque. Devenu maire, Christophe Bouchet a souhaité tout remettre à plat, "reprendre le projet à la racine" malgré les déclarations passées. Un choix audacieux, un pari politique également.

Une décision raillée ou appréciée c'est selon, entre ceux se disant "tout ça pour ça", ceux y voyant une incapacité tourangelle de mener à bien les projets annoncés ou encore ceux qui jugeaient le projet des hôtels Hilton inutile (mais qui ont déchanté depuis avec l'annonce d'une volonté d'hôtel 5 étoiles).

Conscient qu'il fallait que les choses bougent et que cet espace ne pouvait pas rester avec sa piètre allure à moitié détruit et caché derrière des barrières (ce qui fait mauvais genre pour une entrée de ville), d'autant plus avec un nouveau projet dont on se doute qu'il ne verra pas le jour de sitôt, Christophe Bouchet l'avait annoncé : malgré la remise à plat du projet, le haut de la rue Nationale n'allait pas rester en l'état.

Le maire de Tours avait ainsi laissé entendre dès le mois de mars qu'un aménagement provisoire allait être mis en place rapidement. Une façon de tourner la page définitivement de ces "portes de Loire version 1".

Et alors qu'en coulisses on annonçait que tout aller bouger dès cet été, c'est finalement en cette fin mai que les services de la ville ont commencé à faire table rase de cet ex projet devant contribuer au rayonnement de la ville. Cette semaine, ce sont les barrières bleues qui ont disparu du paysage, laissant au passage réapparaître celles qui avaient été le support de murs d'expression libre en 2016 avec graffs et messages revendicatifs à la clé. Un retour en arrière provisoire, ces barrières colorées étant appelées elles aussi à disparaitre ces jours-ci pour permettre l'aménagement d'espaces paysagers qui doivent donner à cette entrée de ville une allure de jardin urbain. Avec le risque que les Tourangeaux y prennent goût et ne veulent plus en changer après.

Mathieu Giua