Tours

Arbres à abattre aux Prébendes : réunion publique mercredi

Plusieurs arbres ont été identifiés comme dangereux.

A l'été 2017, un arbre du Jardin des Prébendes de Tours est tombé subitement et un enfant a été blessé suite à la chute de ce cèdre malade. Pour éviter d'autres accidents, la ville estime désormais nécessaire de couper d'autres arbres du parc touchés par deux malades :

  • l'armillaire couleur miel, un champignon mangeur de bois mort mais qui s'attaque également au bois de coeur et aux racines (tue l'arbre au pied sans le faire tomber)
  • le phéole de schweinitz, plus récemment apparu, qui se nourrit également de bois mort et des racines de l'arbre, et qui pénètre dans l'arbre par une blessure ou au cours d'un stress...

Malgré la surveillance des arbres, certaines chutes ne sont pas prévisibles, d'où la nécessite d'un abattage préventif selon la mairie et les 2 cabinets d'expertise qui se sont penchés sur le sujet. Les opérations sont prévues pour débuter en juin et une réunion publique est annocnée ce mercredi 2 mai à 18h30 dans le grand kiosque des Prébendes pour aborder le sujet, détailler les travaux (une nacelle de 50m sera notamment installée) et évoquer la plantation de nouveaux arbres pour compenser la perte des beaux spécimens.

Lire notre article détaillé sur le sujet

On notera que l'association Aquavit s'est publiquement insurgée contre cette campagne d'abattage : "Depuis plus de vingt ans, tout est prétexte pour abattre nos plus beaux spécimens, notamment adultes, au prétexte qu’ils seraient malades et dangereux, et qu’il en est replanté davantage qu’il en est abattu. (...) des arbres remarquables isolés sont en danger, comme à Tours Nord le séquoia Wellington pleureur, classé « remarquable » en 2011 et menacé par un projet immobilier. (...) Il n’est pas question pour nous de contester les arguments sécuritaires avancés par les responsables à la suite d’expertises qu’il serait indispensable de rendre publiques. Ce jardin est entretenu avec un soin très méticuleux, comment admettre qu’une solution aussi radicale que l’abattage des huit cèdres survivants soit la seule solution envisagée et retenue par nos élus ? En d’autres lieux des arbres fragiles font l’objet de haubanage, des traitements sont expérimentés, une gestion protectrice est mise en place au cas par cas… Les quatre sujets penchant du côté de la rue du Boisdenier ne nous semblent pas présenter de risques majeurs, puisque, s’ils tombent, c’est avec la protection d’une grille très élevée. Ce jardin atteint son apogée arborescente et ce saccage l’affectera durablement."