Tours

Tours Métropole se paie un guide pour promouvoir les courts séjours

144 pages de conseils pour passer un bon week-end dans l’agglo.

Les guides touristiques pour découvrir Tours sont déjà nombreux (récemment le guide vert Michelin a donné 2 étoiles à la ville - en insistant sur le chantier balbutiant de Porte de Loire... - et même l’Office du Tourisme a le sien centré sur les restaurants)… Et apparemment il en fallait un de plus : Un grand week-end à Tours et ses environs, édité par Hachette et vendu 8€95 est donc nė.

Sur 144 pages (+ deux cartes), l’éditeur iste les visites touristiques incontournables, les belles balades à faire, les activités sympas, les bons restaurants, les bars tendance, les boutiques originales ou encore les lieux insolites où dormir lors d’escapades sur les bords de Loire et du Cher. Plutôt bien mis en page, il est pratique avec en prime un format riquiqui tenant dans la poche (sans doute indispensable pour séduire les accrocs à Tripadvisor qui liste presque les mêmes choses gratuitement).

Pour le maire de Tours, un tel ouvrage était nécessaire car la métropole cherche justement à attirer ces touristes se déplaçant pour 2 à 4 jours, par exemple pendant les ponts de mai. « Il faut que nous développions les courts séjours » estime ainsi Christophe Bouchet, espérant faire venir des visiteurs situés à 1 ou 2h de transport, alléchés par un événement, une expo ou un château et captés un peu plus longtemps grâce au large éventail de propositions de la ville peut-être trop longtemps ignorées, ou en tout cas pas assez mises en avant.

Tours Métropole voit donc ce nouveau guide comme une vitrine collant à ses objectifs. Imprimé à 12 000 exemplaires, également disponible en format numérique, il a été en grande partie financé par l’institution qui a débloqué pour ça une enveloppe de 39 000€, auxquels s’ajoutent 16 000€ de publicité (de Fil Bleu ou de la région Centre-Val de Loire).

De son côté, l’éditeur Hachette s’engage à remettre à jour le guide d’ici « 24 à 36 mois », ce qui sera nécessaire car le monde du tourisme bouge vite : entre la rédaction et l’impression, certaines adresses ont déjà fermé ou changé de nom et de concept. Oups.