Tours

La 4s Tours veut saisir la balle au bond

Le club tourangeau connaît une belle dynamique.

Ce matin-là, l'ambiance est calme à la salle Jean-Claude Cissé, située dans l'Espace Rabelais. Ici, on est dans le fief de la 4s Tours, le club de tennis de table de la ville. Un club né en 1954 et qui connaît depuis plusieurs années un renouveau et une seconde jeunesse.

La veille au soir, l'équipe première recevait Levallois pour le compte du championnat de Pro B, dans une salle de nouveau bien garnie, un signe que le "ping" se porte bien. Promue dans ce championnat cette année, la 4s Tours y réussit une saison pleinement réussie. Avec comme objectif le maintien en début de saison, les Tourangeaux sont en effet provisoirement 2e au classement et peuvent viser un podium d'ici la fin de saison.

Un grand espoir de 17 ans

Il faut dire que la 4s s'est donnée les moyens de construire un projet club solide autour de deux axes : la stabilisation de l'équipe première en pro, mais aussi le volet amateur et notamment un travail de détection fait auprès des jeunes. Deux axes que l'on retrouve à travers l'équipe première. Aux côtés de joueurs d'expérience comme Michel Martinez, ancien numéro 5 français et quintuple champion de France en double, on retrouve en effet des jeunes espoirs du club, Lucas Moland et surtout Lilian Bardet. Ce dernier âgé de 17 ans est entré à la 4s tout minot et y a fait ses gammes avant d'intégrer le pôle France puis l'INSEP. "Le projet Pro B s'est construit autour de lui et de son évolution" explique David Rigault, l'entraîneur. Un jeune joueur promis à un bel avenir, que le club veut aider à grandir tout en grandissant avec. Un bel exemple pour le club qui s'affiche d'ailleurs depuis peu sur l'entrée de l'Espace Rabelais, le siège de la 4s.

Et Lilian Bardet (qui vient de battre le sino-espagnol, ancien numéro 5 mondial, He Zhiwen, lors de la rencontre contre Miramas) et ses coéquipiers de prouver que l'investissement porté par le club n'était pas vain avec cette belle saison qu'ils sont en train de réaliser. Une saison qui n'est qu'une étape vers la suite. Si le club se garde de vouloir aller trop vite, l'objectif d'atteindre la Pro A dans les deux ans s'avère néanmoins réaliste. "Le club a déjà connu les sommets par le passé, ce qui a pu creuser les finances, nous sommes donc vigilants et ne voulons pas aller trop vite". Il faut dire que le palier entre la Pro B et l'élite est conséquent.

Pour franchir le cap, il faudrait en effet augmenter de 30% le budget (aujourd'hui d'un montant de 150 000 euros). Pour cela, le club préfère construire patiemment et se laisser le temps de tisser un réseau de partenaires privés (aujourd'hui une 50aine d'entreprises) capables de suivre ces évolutions. "Il nous manque aujourd'hui un gros partenaire principal notamment" nous précise-t-on.

430 licenciés, 150 enfants

Une équipe première qui doit être la vitrine pour le club tourangeau qui accueille par ailleurs 430 licenciés âgés de 4 à 93 ans... Un sport qui plaît aux plus jeunes et aux plus anciens « pour son côté ludique, mais aussi son aspect de duel » explique David Rigault qui est entouré de deux autres entraîneurs pour la partie détection-formation mais aussi travail avec les scolaires. « L'école est souvent le premier contact avec le tennis de table, nous travaillons avec des groupes scolaires que nous accueillons ici pour des initiations, c'est un excellent moyen de donner envie aux jeunes de venir pratiquer par la suite » poursuit David Rigault. Un travail de terrain important et qui paye : cette année, ce sont ainsi 150 enfants qui sont licenciés à la 4s Tours.

Un chiffre qui prouve que le tennis de table se porte bien en Touraine, une terre qui accueille également chez les féminines une équipe en Pro A (Le TT Joué-lès-Tours), mais aussi un pôle de formation régional et un pôle France, tous deux situés au complexe de la Vallée du Cher (ex CTRO) et qui forment chaque année une 15 aine de jeunes pongistes prometteurs et pour certains futurs espoirs nationaux.