Tours

L’Arthothèque de Touraine s'installe à l'Hôtel Gouin. Mais au fait, c’est quoi l’Arthothèque ?

C’est une bibliothèque d’œuvres d’art conçues par des Tourangeaux.

Il y a du nouveau dans le quartier de l’Hôtel Gouin de Tours et du CCC OD, le Centre de Création Contemporaine Olivier Debré. Après avoir ouvert une résidence d’artistes pour le Syrien Georges Baylouni, le Conseil Départemental d’Indre-et-Loire a mis des locaux à disposition de l’Arthothèque de Touraine qui va donc bénéficier d’un local plus grand et plus visible pour ses activités.

Mireille Vaultier est la présidente de l’association créée par Robert Brasseur : « notre artothèque référence 44 artistes ce qui n’est pas négligeable. Toutes et tous prêtent des œuvres que les adhérents peuvent emprunter en alternance tous les trimestres pour changer leur décor. C’est comme à la bibliothèque simplement la démarche est plus sensuelle avec une forme de relation amoureuse à l’œuvre d’art. »

L’Arthothèque de Touraine s’adresse « à des gens qui n’ont pas un énorme budget ou souhaitent varier leur décor sur une année. Il peut y avoir des peintres, des sculpteurs, des graveurs, des photographes… C’est très diversifié. On peut tout trouver. »

Voici comment ça marche : l’inscription à l’association est de 20€ et il faut compter 100€ pour emprunter 4 œuvres sur une année, « c’est relativement correct quand on connait les prix en cours des œuvres d’art contemporain » note Mireille Vaultier. Les entreprises et les écoles peuvent cotiser : « notre mission est de faire passer l’art au plus grand nombre » ajoute la présidente.

Les locaux de l’Hôtel Gouin au 16bis Jardin François Ier sont sur 2 étages, ils ouvriront le 5 mai, les permanences sont tenues par les artistes et les bénévoles. Il y aura désormais une ouverture des locaux 2 dimanches par mois, idéal pour agrandir le cercle actuel de 45 adhérents. D’autres artistes pourraient aussi rejoindre l’aventure.

A noter aussi : portes ouvertes en juin samedi 16 juin, puis pour les Journées du Patrimoine mi septembre.

Olivier Collet