Tours

L’Elisir d’Amore à l’Opéra de Tours

A voir du 16 au 20 mars.

Pour trois représentations, les 16, 18, 20 mars, l’Opéra de Tours revisite grâce à une mise en scène aussi inattendue que réussie d’Adriano Sinivia, l’œuvre de Gaetano Donizetti « l’Elisir d’Amore ».

Dès le lever de rideau, le décor de Cristian Taraborreli vous met dans l’ambiance avec des immenses tiges de blé dans lesquels grimpent des jeunes femmes pour y cueillir quelques graines et puis arrive Nemorino joué par Gustavo Quaresma chevauchant un coquelicot, chante sa cavatine à Adina joué par Barbara Bargnesi, accompagnée de son amie Ginannetta, jouée par Julie Girerd. On annonce l’arrivée des soldats avec à leur tête le sergent Belcore joué par Michaël Piccone qui va faire une entrée très remarquée dans une boiter de conserve.

Voilà le décor est planté, la suite est un cocktail de situations comiques, d’airs truculents mais aussi très connu comme « Una furtiva lagrima » et de déclarations d’amour enflammées aidées par l’Elixir inventé par le charlatan, le docteur Dulcamara, joué par Marc Barrard secondé dans sa tâche de par deux compères que les habitués du théâtre de l’Ante auront reconnus Antoine Miglioretti et Sylvain Galène.

Sans jamais forcer le trait sans exagération, cet opéra bouffe, grâce au talent de ses interprètes mais aussi à la belle complicité avec Samuel Jean à la direction de l’orchestre symphonique Région-Val de Loire/Tours a su conquérir les spectateurs de cette générale qui les a ovationnés debout au salut final. Le portrait de cette brillante représentation ne serait pas complet sans parler des costumes d’Enzo Lorio, des lumières (parfois un peu trop sombres) de Fabrice Kebour et toujours la maitrise des chœurs de l’Opéra de Tours.

Roger Pichot