Tours

Demandes de selfies et critiques à l’arrivée d’Emmanuel Macron à Tours

Le président visite le CFA des Compagnons de Tours Nord.

Il ne fallait pas être en retard pour voir Emmanuel Macron au CFA des Compagnons de Tours Nord ce mercredi après-midi : le président avait prévu une arrivée à 16h30 mais dès 15h, journalistes, jeunes et élus devaient être en place Rue de Franche Comté, notamment pour des raisons de sécurité (des chiens renifleurs vérifiaient tous les sacs).

Dans la cour du nouveau bâtiment du CFA que le chef de l’Etat inaugure, les 350 élèves ainsi que les forces économiques du département attendent. Dans les ateliers, la visite des services de déminage s’achève et certains jeunes retournent à leurs cours de menuiserie, mécanique ou boulangerie : au total, 12 disciplines sont enseignées dans ce bâtiment tout neuf de 5 000m² qui remplace l’ancien site de 2 000m² ouvert en 1970, il y a 48 ans. 18 mois de travaux et 9 millions d’investissements ont été nécessaires.

Dans la rue bouclée depuis le début de l’après-midi, une moto passe avec ses gyrophares, un « ah » traverse la foule et puis plus rien pendant quelques minutes. Le cortège arrive avec 3 motos ouvreuses et une dizaine de voitures, il est 16h37 mais le président n’entrera dans l’établissement qu’une dizaine de minutes plus tard. Entre temps, il a échangé avec quelques retraités venus manifester contre les mesures du gouvernement, notamment la hausse de la CSG : « on a travaillé toute notre vie et là on nous a vraiment pompés » dit une dame.

« Vos retraites ce sont les jeunes qui vont les financer. Vous êtes partis à la retraite au même âge que vos parents avec 10 ou 15 années d’espérance de vie en plus, je suis obligé d’en tenir compte. J’assume, je sais ça râle. Je vous demande un petit effort pour ceux qui travaillent. Si je ne le fais pas il n’y aura personne pour payer vos retraites » a répondu le président sans convaincre toute l’assistance même si le dialogue était plutôt courtois.

Arrivé dans la cour, le chef de l’Etat a serré des mains, fait un selfie avec un jeune. Du haut du balcon, un de ses camarades : « il a osé le maçon, il a eu les cojones ! » « C’est un business » s’amuse un apprenti en observant Emmanuel Macron, « il est petit quand même... » entend-on sur le balcon.

Dans les pas du président, la ministre du travail Muriel Pénicaud et Jacqueline Gourrault, originaire du Loir-et-Cher et « Madame Corse » du gouvernement auprès du ministre de l’intérieur. Les élus locaux sont là aussi (maires, députés, sénateurs, conseillers régionaux...). La foule applaudit quelques secondes avant le début de la visite dans les ateliers prévue pour durer près d’1h30. Le chef de l’Etat y vante l’apprentissage, le sens même de son déplacement : « dans les entreprises que j’ai visitées on me dit qu’un apprenti c’est un contrat d’adoption. » A Tours, Emmanuel Macron doit confirmer qu’il souhaite un allongement de la limite d’âge pour faire un contrat d’apprentissage. Elle passerait de 25 à 30 ans, ce que la région Centre-Val de Loire expérimente déjà. Pendant ce temps, Place Jean Jaurès, des curieux et des fans l’attendent en nombre. Emmanuel Macron doit y être vers 19h30 pour un entretien avec le maire de Tours.

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