Tours

9 lycéens tourangeaux aux côtés des migrants à Grande-Synthe

Ils vont passer toute la semaine dans le Nord.

Jeudi et vendredi, la ville de Grande-Synthe va accueillir la 1ère Convention Nationale Asile et Migrations. Située près de Calais, cette commune du Nord ouvre grand ses bras pour assurer un accueil digne aux migrants qui se trouvent dans la région. Pour la 3ème fois, Robin Durieux y emmène une partie des élèves du lycée Notre Dame La Riche de Tours.

L’enseignant, spécialiste des projets humanitaires, est parti avec 9 jeunes de 1ère et de Terminale qui vont donc passer une semaine de vacances à venir en aide aux réfugiés : « ce sont des volontaires, des gens à l’esprit ouvert. C’est une génération de jeunes qui ont compris qu’on pouvait vivre ensemble avec des gens très différents et sortir des idées reçues » expliquait-il la semaine dernière dans le cadre d’un atelier de réparation de vélos où 12 lycéens et des migrants remettaient en état de rouler des deux-roues pour les offrir aux hommes hébergés au Centre d’Accueil et d’Orientation de St-Pierre-des-Corps (lire notre reportage complet sur 37 degrés).

A Grande-Synthe, avec le second groupe, Robin Durieux va intégrer le dispositif d’un centre d’accueil pour 200 personnes : ‘on va préparer des repas tous les matins et l’après-midi les élèves animeront des ateliers pour les enfants, les femmes et les hommes. L’objectif c’est de mettre un peu de joie et d’humanité dans leur quotidien. »

L’année dernière, deux groupes de Notre Dame La Riche sont partis à Grande-Synthe : « une fois en repérage puis une autre fois pour faire du bénévolat dans un camp avec entre 1 000 et 1 500 personnes. Cela a parfois été compliqué à gérer émotionnellement pour les jeunes. Là, le contexte sera plus apaisé : nous serons dans un bâtiment réquisitionné par la mairie. »

L’enseignant rend d’ailleurs hommage aux bénévoles « très engagés » et aux élus locaux « qui rendent beaucoup de dignité à la vie politique. » « On a besoin de ces personnes dignes tant que la loi ne change pas. C’est malheureux quand les idéologies électoralistes dépassent le bon sens. Partout dans le monde quand il y a des réfugiés on crée un camp pour que jamais personne ne dorme dehors. En France, bizarrement, on respecte un peu moins les conventions signées avec tous les pays. Il faut dire aux politiques qu’on ne doit pas être la honte du monde en laissant des gens dans la rue. »

Olivier Collet