Tours

Escape Game à la mexicaine à Tours Nord

Il faut à la fois s’évader de prison et récupérer son stock de poudre blanche.

Les salles de jeux d’évasion n’en finissent plus de se multiplier dans l’agglomération tourangelle ! Tours Centre, St-Cyr-sur-Loire, les Deux Lions et maintenant Tours Nord… Au total, une quinzaine de scénarios différents sont proposés aux joueurs. Le dernier en date est installé sur le toit d’un bar bien connu de l’Avenue Maginot, à 5 minutes de la station Marne du tram et de la caserne des pompiers. C’est un ancien rugbymen qui a élu domicile dans ces anciens bureaux d’une agence bancaire, Germain Doux. A 35 ans et après avoir joué à Pau ou dans les rangs de l’US Tours, ce membre d’une famille de commerçants se lance donc dans une nouvelle affaire, devenant du même coup le 4ème à proposer des séances d’escape game sur la métropole.

Dans cette aventure, le jeune homme suit le modèle d’un ami connu sur les terrains de rugby, Benjamin Thiéry, toujours joueur au Pays Basque, passé par le XV de France, et qui prépare sa reconversion. Il y a un an et demi il a donc lancé Too Late à Bayonne avec sa femme Charlotte et Alain Paris, Tours est la première franchise de l’enseigne en attendant Perpignan et Pau.

Objectif : duper le shérif en moins d’une heure

Pour l’instant, une seule salle est proposée au public : une aventure avec l’accent mexicain, une histoire dans laquelle on incarne les membres d’un cartel capturés par le shérif. Ils doivent à la fois s’évader de prison et faire en sorte de repartir avec la cocaïne. Deux missions en une, pas simple : « 60% des équipes réussissent à sortir, 30% seulement récupèrent les 20 sachets de drogue (factice, ça va de soi) » résume Germain Doux. Petit détail : on peut revêtir un costume mexicain pendant l’expérience.

Dans la salle que l’on a pu visiter, tout est pensé pour foutre un peu la frousse : « on a travaillé avec des décorateurs de cinéma, ils étaient 6 pendant 4 semaines, ils ont fait les briques une par une, ils ont travaillé avec de la peinture aux pigments. » Dans le décor, tout se touche, se trifouille, se retourne, « même un enfant de 6 ans peut participer. » Comme dans la plupart des jeux d’évasion, la partie dure 60 minutes, de 3 à 6 joueurs, pour 20 à 30€ selon les heures et les jours (4€ de moins pour les étudiants).

Une deuxième salle dès septembre

« On joue sur les peurs, c’est une tendance de plus en plus réclamée par les joueurs » explique encore Germain Doux, qui n’hésite pas à bander les yeux des visiteurs pour les désorienter et qui fait monter la pression à l’aide d’une bande sonore. Des sensations sur lesquelles les équipes peuvent échanger après coup autour d’un verre, « et cet été on aura même une terrasse. » 3 nouvelles salles seront créées à partir de septembre puis en 2019, ce qui entraînera sans doute autant de recrutement pour accueillir tout le monde, notamment les entreprises. En 3 mois d’existence, Too Late affiche déjà régulièrement complet.

Olivier Collet